Les buralistes ne sont pas des fainéants – personne n’en doute – et ils manifesteront le mercredi 4 octobre à Paris (voir Lmdt des 15 et 7 septembre).
•• Pour qui observe de près le réseau de ces préposés de l’administration et les structures locales, régionales ou nationale le représentant, on commence à sentir que cela bouge.
Comme les prémices d’une mobilisation vigoureuse après un premier moment d’abattement sous le coup des premières annonces gouvernementales (voir Lmdt des 4 et 11 juillet ainsi que du 14 septembre).
•• Significatif : des chambres syndicales prennent l’initiative de multiplier les messages auprès des maires et autres élus de proximité de leur département (en Corrèze, par exemple).
Comme si la France des territoires commençait à réagir – et surtout à s’organiser sur le terrain – par rapport à des mesures n’ayant rien à voir les unes avec les autres (de la suppression des emplois aidés à un choc fiscal sur le tabac) mais se conjuguant pour affaiblir la vie locale.
Les buralistes annoncent la disparition de 5 000 d’entre eux, en trois ans (voir Lmdt du 12 septembre). C’est ce qui est annoncé sur une affiche qui ne va pas tarder à fleurir partout en France (ci-dessus).
•• Ce message d’alerte, accompagné d’interpellations d’élus dans la presse régionale, sera amplement répercuté avant le 4 octobre. Notamment à travers de nombreux échanges avec les parlementaires.
Car les buralistes tiennent aussi à présenter des contre-propositions : pour accélérer leur modernisation et diversification ; afin d’accompagner une politique de fond sur la prévention ; en vue de soutenir un véritable plan de lutte contre un marché parallèle du tabac, enfin reconnu comme un problème pour la société toute entière.
•• De sorte à ce que soit transformée cette vieille caricature de l’antagonisme (santé publique contre buralistes / buralistes contre santé publique) en une réelle dynamique positive : des résultats effectifs dans la lutte contre le tabagisme mais en préservant un réseau vendant des produits légaux dans un cadre réglementaire strict et, par ailleurs, toujours utile à la vie locale.
Tout le contraire d’une démarche de « coups » pour l’opinion publique : paquet neutre ou hausse insensée des prix.




