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26 Oct 2016 | Profession
 

achats-frontaliers-belgiqueNouvelle revue de presse (voir Lmdt des 24 et 25 octobre) sur la colère des buralistes frontaliers face aux nouvelles taxes sur le tabac, inscrites dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale et en cours d’examen à l’Assemblée nationale (voir Lmdt de ce jour et du 24 octobre)

•• « Ces 15% d’augmentation, ça va presque être 15% de baisse de vente. Et directement un impact sur la viabilité des commerces et sur l’emploi », Christophe Biani, président de la chambre syndicale des buralistes des Ardennes (France 3 Lorraine). « Les commerces ferment à tour de rôle, il va encore y avoir de la casse sociale », dans ce département où, dans certains points la Belgique est à 7 kilomètres à vol d’oiseau. (L’Ardennais).

•• « Ce n’est pas possible de laisser faire ça. La mise en place du paquet neutre en janvier 2017 est déjà une grosse punition pour nous. Autant ne plus vendre de tabac en France », Sylvain Hodicq, buraliste à Calais et président de la chambre syndicale des buralistes de Calais (La Voix du Nord). « On nous parle de santé, de Sécurité sociale… Et la prévention dans tout cela. La hausse des prix, cela n’a jamais été la solution. Sauf si le but est de faire fermer des buralistes. C’est l’hécatombe depuis 2003 et je crains que 3 000 à 4 000 disparaissent l’année prochaine, à cause de ces hausses » (Nord Littoral).

•• « Nous avons l’impression qu’on cherche à faire disparaître les buralistes », Jacques Héry, président des buralistes de l’Aisne (L’Union). « Cette nouvelle augmentation est de 15%, soit un écart de 55% entre les deux pays … L’État doit prendre ses responsabilités. Nous attendons un plan de lutte contre les marchés parallèles ». (Courrier Picard).

•• « Pourquoi pas l’alcool, pourquoi pas le gasoil qui aussi nocifs que le tabac (…)  Le tabac à rouler concerne tous les gens qui font attention à leur budget. Les chômeurs et pas les jeunes, ils ont toujours de l’argent des parents ou des grands-parents. Il faudrait que les prix soient mieux équilibrés en Europe. Mes clients me disent qu’ils vont aller de plus en plus en Espagne », une buraliste d’Anglet (France Bleu Pays Basque).

•• « Pas de flambée du nombre de saisies de tabac lors de chaque augmentation de prix en France », assure la direction générale des douanes de Perpignan dans L’Indépendant. Lors des opérations de contrôle spécifiquement axées sur le transport de tabac sont parfois organisées par les douanes en week-end et, jusqu’à présent, pas de prises spectaculaires : « ce sont essentiellement des particuliers qui partent en Espagne acheter des cartouches, on ne peut pas vraiment parler de trafic » (sic).

Ce qui n’est pas le cas entre la France et l’Andorre où la différence de prix est nettement plus marquée :« on a à faire face à des bandes organisées qui agissent de façon parfois violente et n’hésitent pas à foncer dans les barrages du côté d’Ax-les-Thermes et de Porté-Puymorens. Le trafic est plutôt destiné au marché toulousain et ne concerne pas vraiment Perpignan qui est plus difficile d’accès depuis l’Andorre que Toulouse ».