Ce lundi, les chambres syndicales des buralistes frontaliers organisent des conférences de presse – 14 au total / (voir Lmdt du 21 octobre) – afin d’attirer l’attention sur les conséquences des hausses fiscales sur le tabac, discutées cette semaine à l’Assemblée nationale (voir Lmdt de ce jour).
•• Tôt ce matin, Gérard Vidal (président des buralistes de Midi-Pyrénées et de la commission « Marché parallèle et Contrebande » de la Confédération) est intervenu sur RTL, en direct de Toulouse : « ici, tous les jours, nous connaissons les ravages du marché parallèle, mais avec les hausses de fiscalité, cela va s’aggraver ! Trop c’est trop ! La véritable priorité, c’est qu’un débat soit organisé dès maintenant à l’Assemblée nationale sur le marché parallèle.
« Il faut un plan d’urgence – avec des mesures pérennes – et les députés doivent en débattre d’urgence ! Ce débat doit avoir lieu immédiatement avant le vote de nouvelles hausses fiscales ».
Par ailleurs, RTL, dans un commentaire, affirme : avec l’appui de l’Élysée, la rémunération des buralistes sur la vente d’un paquet de cigarettes devrait passer de 9 à 11 % en cinq ans, dans le cadre des négociations sur le Contrat d’avenir. Celle du fabricant baisserait de 11 % à 9 %. Un amendement a été déposé vendredi dans le Projet de Loi de Finances par le député socialiste Frédéric Barbier.
•• Tôt ce matin, également, Patrick Falewee (président de la fédération Nord des buralistes) a expliqué en quoi les nouvelles hausses de fiscalité (hausse du tabac à rouler + taxe Logista) se traduiront inévitablement par des hausses de prix préjudiciables à des buralistes en concurrence directe avec la Belgique : « nous avons déjà perdu 700 buralistes en dix ans, dont une centaine ces deux dernières années »




