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5 Mar 2013 | Institutions
 

La députée UMP de Moselle, Marie-Jo Zimmerman, vient de recevoir une réponse écrite de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, à sa question sur la situation représentée par « l’exception corse », en matière de prix du tabac … comparée à la situation concurrentielle subie par les départements frontaliers. Où il est, malgré tout, question d’« envisager les voies d’une convergence des prix au sein de l’UE ».

Le ministre y confirme, par ailleurs, les termes actuels du Contrat d’avenir.

« Historiquement, la Corse bénéficie d’un régime fiscal dérogatoire qui permet aujourd’hui de maintenir les prix de vente des cigarettes à 75 % des prix continentaux. Les directives n° 2003/117/CE du 5 décembre 2003 et n° 2011/64/UE du 21 juin 2011 ont successivement prorogé cette dérogation jusqu’à l’échéance du 31 décembre 2015. À cette date, en l’absence d’une nouvelle prorogation accordée par l’Union européenne (UE), les dispositions fiscales applicables aux tabacs manufacturés mis à la consommation en Corse devront être alignées sur la fiscalité continentale. Dès lors, la transposition de ce régime, ailleurs sur le continent, serait contraire au droit communautaire.

« Le Gouvernement reste cependant particulièrement attentif à la situation des buralistes. Le troisième contrat d’avenir des buralistes, signé le 23 septembre 2011, prévoit ainsi une augmentation annuelle de la rémunération liée à la vente de tabac. Cette dernière passera de 6,5 % à 6,9 % sur la durée du contrat. Par ailleurs, il maintient et aménage les aides budgétaires liées à l’activité des débitants de tabac, plus particulièrement au profit des buralistes implantés dans des départements frontaliers et dans les départements où le montant annuel de chiffre d’affaires en tabacs manufacturés est inférieur d’au moins 5 % par rapport à celui de 2002.

« Parallèlement, afin de diminuer les écarts de prix avec les pays limitrophes, le Gouvernement s’attache à rechercher dans une perspective de plus long terme, les voies d’une convergence des prix au sein de l’UE, car la seule harmonisation fiscale déjà engagée laisse subsister des écarts des prix significatifs qui affaiblissent notre politique de santé publique ».