L’ex-ministre des Personnes âgées, Michèle Delaunay, qui avait déclaré en 2013 un patrimoine de millionnaire, a suggéré dans une interview récente qu’elle pourrait léguer à sa mort sa fortune à la République.
Dans un portrait-interview de Michèle Delaunay (députée PS de La Gironde), Sud Ouest Dimanche rapportait que, sans enfant, elle envisageait de léguer après sa mort sa fortune à la République, mais qu’elle se faisait discrète pour se concentrer sur son combat parlementaire contre les morts liées au tabac (voir Lmdt des 25 octobre et 27 novembre).
Un membre de l’entourage de Michèle Delaunay, contacté ce mardi 2 décembre par l’AFP, a confirmé ses déclarations : « ce n’est pas quelque chose dont elle souhaite parler, et franchement, elle ne trouve pas très « glamour » ni approprié de parler de sa mort … Elle préfère parler des amendements, bien vivants, qu’elle défend à l’Assemblée nationale contre le tabac, visant à augmenter les taxes pour compenser son coût sanitaire et social ».
En 2013, dans le cadre de la transparence voulue par le gouvernement Ayrault après l’affaire Cahuzac, les ministres avaient dévoilé leur patrimoine. Ces déclarations faisaient apparaître huit ministres « millionnaires », dont Michèle Delaunay, qui avait déclaré un patrimoine de 5,4 millions d’euros, à 80% des biens immobiliers.
Michèle Delaunay avait assumé ce patrimoine, fruit selon elle d’héritages et de deux carrières, de « deux vies », la sienne et celle de son époux, et qui ne lui a « jamais ôté la valeur des choses ». Elle s’était dite touchée par sa publication, notamment pour son mari, haut fonctionnaire retraité, qui n’avait « rien demandé ».




