Dans son tableau de bord « Tabac 2015 » (voir Lmdt du 18 février), l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) annonce que l’essor de la cigarette électronique semble « marquer le pas, avec un marché moins dynamique en 2015 que les années précédentes ».
Faute de données nouvelles sur la prévalence d’usage (la dernière enquête remonte au Baromètre Santé 2014 / voir Lmdt du 24 février 2015), l’OFDT se base sur des chiffres fournis dans le numéro de janvier-février du magazine PGVG. Ainsi, alors qu’on dénombrait 2 829 boutiques spécialisées en mars 2015, on n’en compte plus que 2 477 en décembre, soit un solde négatif de 352 en neuf mois. Car s’il continue de se créer de nouvelles boutiques, c’est à un rythme nettement moins soutenu : 177 créations en 2015 contre 461 en 2014.
Deux hypothèses sont avancées.
• L’engouement pour ce produit devient moins prononcé « au gré des études contradictoires sur son innocuité ». Le Baromètre Cancer 2015 de l’Institut national du Cancer – qui a interrogé près de 4 000 personnes de 15 à 85 ans, en mai et septembre 2015 – devrait permettre de savoir comment a évolué cette prévalence d’usage depuis 2013.
• Le secteur pourrait aussi avoir évolué avec « l’arrivée de marques vendues uniquement dans le réseau des buralistes, lancées pour certaines par les industriels du tabac, détournant un certain nombre de vapoteurs, par ailleurs souvent fumeurs, des boutiques spécialisées au profit des bureaux de tabac ».
Alors que 21 % des vapoteurs déclaraient, dans l’enquête ETINCEL, menée fin 2013 (voir Lmdt du 18 février 2014), s’approvisionner chez un buraliste, « ils pourraient être plus nombreux à le faire aujourd’hui. Sans compter l’offre disponible sur Internet, pour des usagers qui, après une première phase de découverte du produit, savent maintenant ce qui leur convient ».




