Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé, publié ce lundi 19 janvier, la moitié des décès dus à des maladies non transmissibles (38 millions chaque année) pourrait être évitée par des mesures préventives.
« La communauté internationale a la chance de pouvoir changer le cours des maladies non transmissibles », a déclaré le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, en présentant ce rapport. « En 2015, chaque pays devrait se fixer des objectifs pour la mise en oeuvre de mesures préventives, faute de quoi, des millions de vie seront à nouveau perdues trop tôt », a-t-elle ajouté.
Pour l’OMS, les coûts des campagnes (anti-tabac, anti-alcool, activité physiques, etc.), visant à réduire ces décès prématurés, sont estimés à 11,2 milliards de dollars par an, soit un investissement annuel de un à trois dollars par personne.
Le nombre de personnes décédées prématurément, des suites de maladies non transmissibles, serait en hausse : 16 millions en 2012 contre 14,6 millions en 2000. En outre, près des 3/4 de tous les décès dus à des maladies non transmissibles, soit 28 millions, surviennent dans les pays à revenu faible et moyen.
L’OMS rappelle le lancement d’un plan d’action visant à réduire de 25 % entre 2013 et 2020 le nombre de décès prématurés et attribue des « bons points » aux initiatives de certains pays : comme la Turquie, où le nombre de fumeurs « a baissé de 13,4% entre 2008 et 2012, suite à la hausse du prix du tabac et à la mise en place des avertissements sanitaires ».
Les maladies non transmissibles recensées sont les maladies cardiaques, le cancer, les maladies pulmonaires, les maladies respiratoires et le diabète. Les « responsables » des décès : le tabac (six millions par an), l’alcool (3,3 millions), l’absence d’exercice physique (3,2 millions) et l’excès de sel dans l’alimentation, (1,7 million). Sans oublier les méfaits de l’obésité et de la pollution et, surtout, la combinaison de tout cela.




