Avec la hausse des prix de ce début de semaine (voir Lmdt du 19 février), l’avantage économique du tabac à rouler prendrait un coup dans l’aile, selon Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce jour qui n’hésite pas à évoquer « la fin du tabac à rouler ».
« C’est peut-être la dernière roulée de ma vie » … Un étudiant s’allume une cigarette sur le parvis de la gare Saint-Lazare, à Paris, après avoir découvert lundi matin les nouveaux tarifs du tabac à rouler. « Mon paquet m’a coûté un euro de plus. Je n’avais pas assez sur moi, j’ai dû retourner à la maison », raconte-t-il énervé.
Même propos pessimiste pour une employée d’un établissement à Saint-Ouen : « maintenant, plus personne ne fera ses propres cigarettes, et tous vont se rabattre sur les manufacturées ». D’après ses calculs – qui diffèrent de ceux du pneumologue Bertrand Dautzenberg (voir Lmdt du 20 février) – à raison de 40 clopes par paquet de 40 g à 11,60 euros, cela revient à 29 centimes l’unité contre 25 centimes auparavant. Et sans compter le papier et les filtres. Alors que la manufacturée la plus vendue est à 35 centimes pièce.
Et comme pour lui donner raison, une cliente affirme : « je ne vois pas pourquoi je vais continuer à prendre du tabac brut si je peux avoir au même prix des cigarettes que je n’ai pas besoin de faire moi-même (…) mais ce n’est pas demain que je vais m’arrêter ».
Conclusion d’un débitant du 8ème arrondissement : « c’est une grande hypocrisie … Si l’on voulait vraiment que les gens arrêtent de fumer, on n’aurait qu’à interdire la vente … Et c’est un buraliste qui vous le dit ».




