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28 Oct 2022 | Profession
 

À côté de la distribution de cigarettes, des jeux de la FDJ et du PMU, les buralistes ajoutent le snacking et de nombreux services avec des partenaires comme La Poste. C’est ainsi que débute un article paru dans Les Échos de ce 28 octobre.

Au bâton de la hausse des prix du paquet de cigarette, le Gouvernement ajoute la carotte des aides à la diversification. Gabriel Attal, le ministre des Comptes publics, a annoncé il y a quelques jours la prolongation d’un fonds de soutien aux buralistes de 20 millions d’euros par an jusqu’en 2027. Ce plan suit le précédent qui a couru de 2018 à 2022 (voir 21 octobre).

•• L’annonce a été faite lors du congrès annuel de la Confédération des buralistes. Les modalités du nouveau programme restent à discuter avec les professionnels (…) C’est le plan stratégique (de son président Philippe Coy) qui va se poursuivre, celui d’une transformation progressive pour accompagner la baisse régulière des ventes de tabac (…) Les buralistes peuvent percevoir sous forme de subventions 30 % du montant de leurs travaux (40 % dans les zones rurales) dans la limite de 33 000 euros.

La Douane, administration de tutelle, a validé 4 500 projets dans le cadre de la première phase du dispositif. Environ 3 500 rénovations ont été effectuées. De nouvelles demandes arriveront quand le nouveau protocole aura été arrêté avec précision. « Il y a peu de raisons pour que les modalités soit très différentes », explique un proche du dossier.

•• Pour Philippe Coy, les bureaux de tabac ne courent pas les subventions comme d’autres secteurs en difficulté. « C’est la politique de l’État qui nous met en difficulté. Il est juste que nous ayons des contreparties, estime le patron des 23 500 buralistes tricolores. Dans notre mouvement de transformation, le plus difficile, explique-t-il, ce n’est pas de réagencer l’intérieur d’une boutique de 80 mètres carrés, c’est de convaincre l’exploitant de changer de mentalité et la vision de son activité. »

L’affaire est compliquée dans des régions comme Paris où les professionnels vivent encore confortablement de la vente de cigarettes. Mais les temps changent. La profession a raté en partie le virage des liquides pour cigarettes électroniques. Beaucoup de bureaux de tabac s’y sont mis et les marges sont largement supérieures à la commission de 8 % que l’État reverse sur le tabac (…)

« Sur le CBD, la réglementation n’est pas claire. Nos buralistes qui sont des préposés de l’administration ne peuvent se permettre des erreurs qui entraîneraient des fermetures administratives », argumente le président de la confédération. Philippe Coy se tient prêt pour une éventuelle légalisation de la vente de cannabis : « nous savons respecter des règles strictes », dit-il.

•• Mais pour l’heure, la diversification passe plutôt par les sandwiches Sodebo ! Un accord a été éventuelle légalisation de la vente de cannabis : « nous savons respecter des règles strictes », passé avec l’industriel pour alimenter un meuble consacré au snacking. Un autre accord a été signé avec Casino qui propose une centaine de références alimentaires.

Le nouveau credo de la Confédération des buralistes est « commerçant d’utilité locale ».

Bien sûr, les partenariats avec la Française des Jeux (dont la Confédération des buralistes est actionnaire à hauteur de 2 %) et le PMU demeurent essentiels. La Poste vient de signer une convention nationale pour offrir dans les bureaux de tabac plus de services que la traditionnelle vente de timbres : affranchissement de lettres, colis et recommandés, vente d’emballages de colis et d’enveloppes pré-affranchis, etc. (voir 21 octobre).

D’autres projets sont à l’étude. Le réseau a installé 25 distributeurs de billets, 4 600 bureaux de tabac font déjà office de point relais, la start-up Nirio propose des bornes qui permettent de commander une carte grise.

Le paiement de facture en numéraires est aussi possible. La SNCF est approchée. Les buralistes jouent la carte des services de proximité.