Ce qui est bien avec les médias d’aujourd’hui, c’est qu’il n’y a jamais de hasard … Ainsi, de ce reportage diffusé sur RMC, ce lundi matin du 16 mars, à propos d’« entorses » faites à l’interdiction de fumer dans certains lieux publics « ciblés » (bars, cafés, restaurants) … à la veille du passage en commission de la Loi de Santé, à l’Assemblée nationale. Un reportage dans un établissement discret de Toulouse, un constat du Synhorcat (voir Lmdt du 4 novembre 2013) et l’amplification par les associations anti-tabac … Le tour est joué.
On y entend le responsable d’un bar discret de Toulouse qui raconte … « certains clients sont venus me demander un cendrier. -Bonjour, je voudrais un cendrier et est-ce que je peux fumer ?- Je dis oui ou non, selon le cas, selon les clients ».
« On a remarqué que dans certains bars le retour de la cigarette est assez marqué », souligne Patrice Michelet, président régional Midi-Pyrénées du Synhorcat, « c’est dû surtout à des problèmes de structures d’établissement par rapport au bruit sur la voirie la nuit, où les gens sont obligés de sortir et de rentrer sans arrêt. Le patron de l’établissement risque des amendes jusqu’à 750 euros et le fumeur jusqu’à 450 euros. Ce n’est pas rien, mais c’est très peu verbalisé. Petit à petit, on laisse la tolérance s’installer ».
Si on se met à fumer de nouveau dans les lieux publics, c’est à cause du manque de contrôles, rétorquent les associations anti-tabac. « Les contrôles sont très peu nombreux », regrette Yves Martinet (président du Comité national contre le Tabagisme / CNCT), « il faudrait que les polices fassent des contrôles, et qu’en cas de récidive, on puisse envisager la fermeture administrative d’un établissement. L’interdiction de fumer dans les lieux publics n’est pas pour ennuyer les fumeurs, c’est une mesure de santé publique ».
« Chacun, de son côté, lorsque il se trouve dans une situation où il est enfumé d’une manière anormale illégale, doit le signaler au restaurateur », souligne Gérard Audureau (président de Droit des Non-Fumeurs), « si ce dernier ne fait pas respecter la loi, il faut aller déposer plainte au commissariat. Il n’y a que comme ça qu’on arrivera à un effet ».
Ce matin sur BFM, Marisol Touraine s’est contentée d’un commentaire laconique : « c’est regrettable ».




