Réaction et mise au point de la Confédération des buralistes sur les annonces médiatiques de ce jeudi 9 juillet sur une hausse de consommation (voir Lmdt de ce jour 1, 2 et 3) dans un communiqué que nous reproduisons intégralement.
La Confédération des buralistes conteste formellement les chiffres avancés dans le Parisien de ce matin, annonçant une hausse des ventes des cigarettes. Non seulement le marché officiel n’a pas augmenté, mais surtout, c’est le marché parallèle qui continue d’exploser, avec 26,3 % de la consommation en 2014. Une tentative de manipulation politique à quelques jours de l’examen du projet de loi Santé par le Sénat, contre lequel les buralistes se mobilisent.
La Confédération des buralistes conteste formellement les chiffres avancés depuis ce matin dans la presse, sur une soi-disant augmentation des ventes de 7 % de cigarettes en mars 2015, par rapport à mars 2014. Des chiffres qui, non seulement sont basés sur des données non actualisées depuis mars 2015, mais sont surtout complètement faux. Le mois de mars 2015 comportait un jour de livraison tabac de plus que celui de 2014. Ce qui fausse les données avancées.
Les derniers chiffres, au contraire, montrent une baisse du marché officiel du tabac sur les 12 derniers mois (à fin juin 2015) de 1,8% en volume et de 0,1% en valeur, comparés aux 12 derniers mois précédents. De plus, en comparant les données de livraison chez les buralistes du 1er semestre 2015 par rapport au 1er semestre 2009, le marché a baissé de 18,2 % en volume dans le réseau officiel.
Si le marché officiel des cigarettes baisse, celui du marché parallèle lui, continue d’augmenter. Il en est à 26,3 % de la consommation nationale selon la dernière étude réalisée par KPMG.
« Tout cela n’est qu’une manipulation politique de plus de Michèle Delaunay et des anti-tabacs, à quelques jours de l’examen du projet de loi Santé par la commission des affaires sociales du Sénat », dénonce Pascal Montredon, Président de la Confédération des buralistes. « Elle cherche à faire passer l’idée du paquet à 10 euros, alors que le marché parallèle augmente, alors que plus de 1 000 buralistes ont du mettre la clé sous la porte en 2014. Voilà la réalité », précise-t-il.




