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4 Juin 2014 | Vapotage
 

Au cours de la séance des questions au Gouvernement, de ce jour, à l’Assemblée nationale, Dominique Orliac (députée radicale de gauche du Lot) s’est adressée à Marisol Touraine sur la cigarette électronique. 

D Orliac• Rappelant que la cigarette électronique fait débat et que « pour les buralistes, il y a un problème de vente » car « c’est en vente libre », Dominique Orliac s’est inquiétée de l’usage combiné  par les jeunes de la cigarette électronique et de la cigarette conventionnelle , déclarant qu’on « ne sait pas ce que ça va donner ». « Sans encadrement clair, on va mettre à mal tous les efforts de prévention contre le tabagisme » a-t-elle déclaré.
Elle a donc demandé à Marisol Touraine si la cigarette électronique « doit être considérée comme un outil d’aide à l’arrêt du tabac ? Et si oui, doit-on laisser ce produit sous le statut de produit de la consommation courante, sans respecter la loi Evin qui impose la vente dans des bureaux agréés soumis aux taxes, interdits de publicité ? Si non, doit-on faire intervenir les professionnels de santé, actifs dans la prévention et la prescription de traitement classique d’aide au sevrage ? »

M Touraine• Marisol Touraine a d’abord répondu que Dominique Orliac a eu « raison de rappeler que le combat contre le tabagisme doit tous nous mobiliser », puis a estimé que c’est dans ce contexte que la cigarette électronique a connu « un essor mal maîtrisé ».
La ministre des Affaires sociales estime que la cigarette électronique n’est « pas une réponse miracle au problème du tabac », mais « pour faire reculer le tabagisme, il faut déjà que ceux qui fument s’arrêtent de fumer et il vaut mieux recourir à la cigarette électronique qu’à la cigarette tout court ». Elle a déclaré que c’est pour cette raison qu’il « ne faut pas interdire la cigarette électronique ».
Lutter contre le tabagisme implique également de faire en sorte que les jeunes ne commencent pas à fumer et « d’éviter qu’ils commencent à fumer la cigarette électronique » a ajouté la Ministre. C’est pour cette raison qu’il faut « encadrer le recours à la cigarette électronique » qui a « un statut particulier, ni produit du tabac, ni produit de santé. Selon les intérêts, on voit que c’est compliqué » (sic).