Philippe Coy était l’invité de Pascal Praud, sur Europe 1, ce vendredi 11 avril. À la remarque d’introduction du journaliste – « comme on fume moins qu’il y a 30 ou 40 ans, il faut peut-être penser à vendre autre chose … » – le président des buralistes l’interrompt de suite pour ne plus laisser la parole.
« On vend moins de tabac ce qui ne veut pas dire que l’on fume moins dans notre pays. Et c’est le point d’irritation pour mes collègues … Les volumes chutent, voire s’effondrent depuis le début de l’année, mais la prévalence tabagique reste stable. Elle est une des plus élevées d’Europe.
« La chute des ventes officielles est plus la conséquence du marché parallèle qui s’est installé aux frontières et maintenant partout dans toute la France. Tout a commencé avec l’augmentation des prix prônée, à l’époque, dans le Plan Cancer de Jacques Chirac qui devait faire baisser le nombre de fumeurs. Mais ça n’a pas fonctionné. C’était de la théorie sur le papier …
« On doit désormais prendre en compte l’évolution du produit : il y a 3,5 millions de vapoteurs qui sont d’anciens fumeurs qui ont choisi une alternative plus responsable. Il y a tous ces paramètres à prendre en considération …
« Et donc le réseau des buralistes – réseau de proximité, réseau du quotidien des Français – a organisé sa transformation depuis 2017 parce qu’on doit s’adapter aussi aux nouvelles attentes des consommateurs. ».




