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12 Avr 2025 | Profession
 

Philippe Coy était linvité de Pascal Praud, sur Europe 1, ce vendredi 11 avril. À la remarque dintroduction du journaliste – « comme on fume moins quil y a 30 ou 40 ans, il faut peut-être penser à vendre autre chose … » – le président des buralistes linterrompt de suite pour ne plus laisser la parole.

« On vend moins de tabac ce qui ne veut pas dire que lon fume moins dans notre pays. Et cest le point dirritation pour mes collègues … Les volumes chutent, voire seffondrent depuis le début de lannée, mais la prévalence tabagique reste stable. Elle est une des plus élevées dEurope.

« La chute des ventes officielles est plus la conséquence du marché parallèle qui sest installé aux frontières et maintenant partout dans toute la France. Tout a commencé avec l’augmentation des prix prônée, à l’époque, dans le Plan Cancer de Jacques Chirac qui devait faire baisser le nombre de fumeurs. Mais ça na pas fonctionné. C’était de la théorie sur le papier … 

« On doit désormais prendre en compte l’évolution du produit : il y a 3,5 millions de vapoteurs qui sont danciens fumeurs qui ont choisi une alternative plus responsable. Il y a tous ces paramètres à prendre en considération …

« Et donc le réseau des buralistes – réseau de proximité, réseau du quotidien des Français – a organisé sa transformation depuis 2017 parce quon doit sadapter aussi aux nouvelles attentes des consommateurs. ».