Dans les médias, Pascal Montredon a expliqué l’objectif de la mobilisation actuelle des buralistes (voir Lemondedutabac des 14 et 15 juillet).
• La campagne d’affichage dans les points de vente et d’achat d’espaces dans la PQR, sur Europe 1 : « Aujourd’hui, les buralistes expliquent que le prix du tabac a changé. Nous ne voulions pas que les prix bougent, car il y a un tel différentiel avec les autres pays que cela ne fait que faire progresser le marché parallèle et pénaliser le pouvoir d’achat des consommateurs. Il faut arrêter de s’imaginer qu’augmenter le prix du tabac fait baisser la consommation. Ce n’est plus vrai ».
• Opération vérité sur RMC quant au rapport Queyranne : « En 2003, il y avait 3% de marché parallèle. Aujourd’hui nous en sommes à 23%. En dix ans, le prix du tabac a augmenté de 80%. Il y a une relation de cause à effet : le tabagisme n’a pas baissé en France, 6 000 établissements ont disparu, la politique de santé publique est bafouée et les rentrées fiscales ne sont plus au rendez-vous. Cela ne sert à rien, ensuite, de menacer les buralistes … ».
• Opération vérité sur la grève administrative : « Avant de remettre à l’administration nos déclarations de stocks, nous avons besoin d’avoir quelques assurances sur l’augmentation prochaine des prix, que ce soit à la rentrée ou en janvier 2014 avec la hausse de la TVA. Et que François Hollande prenne ses responsabilités et annonce clairement s’il veut, ou non, détruire le réseau des buralistes ».
Invitée de Christophe Barbier sur I>Télé, Marisol Touraine a répété que le « Gouvernement est pleinement mobilisé sur la lutte contre le tabagisme. Je suis déterminée. Le prix est un des aspects de la politique de lutte ». A propos de la contrebande, elle évoque une lutte sans merci « relevant de la responsabilité de Bercy et des Douanes ». Sur les buralistes, toujours la même formule : « les buralistes ont déjà fait évoluer leur activité avec le soutien de l’Etat. Ils font partie du paysage économique ».
Côté anti-tabac, peu de réactions (pour le moment), hormis Gérard Audureau, président de Droit des non-fumeurs « qui aurait préféré qu’il n’y ait pas de hausse ce coup-ci, qu’on attende dix mois ou un an mais avec une hausse de nature à faire baisser le tabagisme, soit +10% » (sic).




