
Ce 17 mars, la Fédération des Buralistes de la Gironde était présente au tribunal correctionnel de Bordeaux où elle s’était portée partie civile dans une affaire mêlant trafic de tabac et de stups. C’est ainsi que débute un message sur Linkedin d’Antoine Bairras, président de la fédération des buralistes de Gironde.
Un dossier révélateur d’un point de vente structuré, actif quotidiennement, mêlant cigarettes et cocaïne au cœur d’un quartier résidentiel.
La réponse judiciaire est nette, à la fois pénale et financière :
- 3 ans d’emprisonnement ferme pour le principal mis en cause, avec maintien en détention ;
- 19 mois d’emprisonnement au total pour un second prévenu (15 mois prononcés + révocation d’un sursis de 4 mois), également avec maintien en détention ;
- 8 mois d’emprisonnement avec sursis pour une participation plus ponctuelle ;
- Une relaxe prononcée pour un des prévenus.
2 millions d’euros d’amende douanière pour le trafic de tabac (solidairement, avec des parts individuelles pouvant atteindre 916 000 euros),
53 000 euros d’amende pour les infractions liées aux stupéfiants.
En se constituant partie civile, la Fédération des buralistes a obtenu la reconnaissance du préjudice subi par les buralistes :
- 2 000 euros au titre du préjudice moral,
- 28 872 euros pour la période du 29 avril au 4 novembre 2025 (solidairement),
- 76 992 euros pour la période du 1er janvier 2024 au 28 avril 2025 (à la charge de deux prévenus),
- 125 112 euros pour la période du 4 novembre 2021 au 31 décembre 2023 (à la charge du principal prévenu),
- 1 000 euros au titre des frais de justice.
« Cette présence et cette action en justice de la fédération traduisent un engagement clair : faire reconnaître les préjudices subis par la profession et défendre les intérêts des buralistes face à des trafics structurés » conclut Antoine Bairras.




