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9 Avr 2014 | Associations
 

DNFIl suffit de regarder ou de parler autour de soi. Tout le monde convient que l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif est – très globalement, très majoritairement – respectée. Ceux qui ont poussé à la mise en place de la réglementation afférente et à l’évolution comportementale qui en découle devraient s’en réjouir.

Pas DNF (Droit des Non-Fumeurs) qui met en avant des chiffres surprenants (comme souvent, dès lors que l’on parle de tabagisme passif) pour donner l’alerte … Ce qui tombe à point à un moment où un quotidien comme Le Monde titre : « la pollution de l’air tue plus que le tabac » (édition du 27 mars ).

BFM TVA peine lancée la campagne média sur « le tabac qui tue même ses icônes » (voir Lemondedutabac des 28 et 30 mars), Droit des Non-Fumeurs remonte donc au devant de la scène avec le tabagisme passif sur le lieu de travail. Par le biais d’un sujet, diffusé hier matin 8 avril sur BFM Non Stop, « révélant » qu’une personne sur trois serait en contact avec la fumée en travaillant (sic).

Sur fond d’image d’une personne fumant à une fenêtre, le journaliste assure que l’interdiction de 2007 n’est pas respectée, que « plus l’entreprise est de petite taille, plus les fumeurs s’en donnent à cœur joie, dans les couloirs, dans les salles de réunion et même, parfois, dans le bureau du patron ».

Ainsi, un employé sur trois serait exposé à la fumée selon ce sujet qui nous révèle un histogramme (signé DNF/Harris Interactive) montrant l’évolution : 2008 : 9% ; 2009 : 21% ; 2011 : 27% ; 2014 : 34%.

Autre commentaire : « les inspecteurs du travail ne se déplacent plus et les salariés en profitent ». Gérard Audureau, président de Droit des Non-Fumeurs, explique que « c’était de manière cachée au début et que, de plus en plus, c’est devenu la règle ». « C’est de plus en plus assumé », continue t-il ,« quand quelqu’un se plaint, et nous avons des centaines de plaintes, on lui répond d’aller se faire voir ailleurs, on le menace de le licencier ou de le mettre au placard ».

Tout cela pour aboutir au cas d’une employée de collectivité locale qui « subit la cigarette de son patron depuis trente ans avec des dommages lourds pour sa santé ». Et dont le dossier devrait donner lieu à une prochaine bataille juridique ad hoc.