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4 Mai 2013 | International
 

La mise en œuvre de la Directive tabac européenne dans sa version actuelle (paquets «  quasi-génériques » ; interdiction des slims et des menthols) générerait plus de 5 milliards d’euros de pertes fiscales, sur toute l’Union européenne, d’après une étude du cabinet d’origine allemande Roland Berger Strategy Consultants.

Commanditée par Philip Morris International Inc., cette étude estime que la totalité des recettes fiscales, collectées grâce au tabac, sur toute l’Union, se monte à 100 milliards d’euros chaque année. Or, l’application de la Directive va entraîner, selon ses conclusions, une baisse des prix et un développement du trafic illicite. D’où un manque à gagner fiscal.

« Cette réduction dans les retours fiscaux du tabac va entraîner des coupures budgétaires et des hausses d’impôts dans d’autres domaines, ce qui risque d’affecter l’activité et l’emploi en Europe » a déclaré à la presse, il y a quelques jours, Patrick Mannsperger, consultant-partenaire chez Roland Berger Strategy Consultant.