Quand on se demande comment est assuré l’approvisionnement de l’immense marché de la contrefaçon de cigarettes en France (voir le 19 juin)…
Les faits : ce 18 juin, le tribunal correctionnel de Roanne (Loire) a jugé un Ukrainien qui avait été contrôlé puis arrêté sur la N7, le 28 avril, non sans avoir essayé d’échapper aux douaniers de Saint-Étienne.
À bord de son Renault Master : 4 palettes avec 5 000 cartouches de cigarettes de marque Marlboro.
L’enquête : il s’agirait du 6e voyage de ce trafiquant entre un site en Italie (près de Rome) et la France. Fort probablement dans le cadre d’une organisation de contrefaçon de cigarettes approvisionnant plusieurs marchés européens.
D’ailleurs, son propre beau-frère a déjà été condamné, par le même tribunal il y a un peu plus de 3 mois, pour… transport de cigarettes de contrefaçon, là encore. Ces cigarettes venaient aussi d’Italie (voir les 28 janvier et 1er mars). Nous sommes donc au cœur du même trafic.
Le verdict : l’Ukrainien est condamné à 12 mois ferme avec maintien en détention. La même peine que son beau-frère. Pas de jaloux. Et il devra s’acquitter de 1 248 000 € d’amende douanière, plus le versement de 70 209 € de préjudices économiques à Philip Morris France.
Le commentaire : « Le trafic de cigarettes reprend aujourd’hui les codes du trafic de stupéfiants. Des grossistes qui se procurent des marchandises contrefaites à l’étranger alimentent des sous-grossistes, qui eux-mêmes alimentent des points de deal, des épiceries, des vendeurs sur les réseaux sociaux ou, comme c’est le cas à Saint-Étienne, des bars associatifs » (Daniel Bruquel, chef du service Prévention du commerce illicite de Philip Morris France).




