Une information à prendre avec beaucoup de précautions. Et en tout cas, voilà une assurance de relancer la polémique. Selon des sources Europe 1, les ministères de la Santé et de l’Économie plancheraient, ce mercredi 11 décembre, sur … un statut de la cigarette électronique, suite à la polémique du procès de Toulouse. Ils auraient décidé de scinder en deux ce vaste marché entre d’un côté les pharmaciens et de l’autre, le reste des commerces. Le critère de partage reposant dur la teneur en nicotine, d’après cette information.
Au-dessus d’ un certain seuil, relativement fort, de nicotine, la cigarette électronique serait considérée comme un médicament contribuant au sevrage des gros fumeurs, au même titre que les patchs par exemple, et serait exclusivement commercialisée en pharmacie. Sous ce seuil, la cigarette serait considérée comme un produit de consommation courante et sa vente opérée aussi bien par les buralistes que par les boutiques spécialisées … et même d’ autres commerces.
Cette information d’Europe 1 évoque également un encadrement très strict de la commercialisation et de l’usage de la «vapoteuse» – au même titre que … le tabac, avec l’interdiction de vente aux mineurs et d’utilisation dans les lieux publics (restaurants ou bureaux). La publicité pour ces produits serait également prohibée. Toutes ces propositions devraient encore attendre la validation du Conseil d’État. Peut-être pour ce lundi 16 décembre.
Pendant ce temps, à Bruxelles, le « trilogue » – Commission européenne, Conseil de l’Union européenne et le Parlement – entame sa quatrième réunion sur la cigarette électronique. La dernière version du texte de compromis abandonnerait le classement de la cigarette électronique en médicament ou produit du tabac, mais envisagerait l’interdiction des cigarettes rechargeables.




