Le Collectif des Acteurs de la Cigarette électronique (CACE) a lancé, ce jeudi 5 septembre, un appel aux députés européens afin qu’ils n’assimilent pas l’e-cigarette à un médicament dans le cadre de la directive Tabac, examinée par le Parlement européen.
« L’assimilation à un médicament disqualifierait définitivement la cigarette électronique comme produit de transition pour les fumeurs » déclare le CACE dans son communiqué. Selon le CACE, « aucune étude scientifique ne prouve qu’il s’agit d’un médicament, pas de propriété curative ou préventive prouvée. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un produit de sevrage mais il répond à une demande de millions de fumeurs ».
« L’adoption du statut de médicament porterait un coup fatal aux 2.000 emplois créés en France par la cigarette électronique et au potentiel de ce marché », alerte le CACE. Une telle décision entraînerait, en effet, l’obligation d’obtenir une autorisation de mise sur le marché pour les arômes utilisés dans l’e-cigarette( arômes dont la suppression est également envisagée) tout en limitant la distribution de ces produits.
« L’e-cigarette ne rentre ni dans la case médicament, ni dans la case tabac. Pour cette raison, nous proposons une réglementation spécifique qui garantisse la qualité et l’information des vapoteurs », déclare Mickael Hammoudi, président du CACE, à laquelle s’ajouteraient, selon son voeu, la création d’une licence spécifique pour le vente des cigarettes électronique, la formation des vendeurs et la généralisation dans l’ensemble des pays européens de l’interdiction de vente aux mineurs.




