Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
22 Mai 2013 | Profession
 

La première étape du « Tour de France des manifestations » des buralistes, ce mercredi 22 mai à 18h à Barbès, est largement couverte dans les médias …

• Les quotidiens, nationaux et régionaux, se sont lancés dans une petite  « guerre » des titres pour expliquer la demande de moratoire sur les augmentations  des prix du tabac  : « Les buralistes veulent désenfumer le marché noir de Barbès », « Le coup de gueule contre l’Etat », « Les buralistes à bout de nerfs », « Fumasses les buralistes prennent la rue », … Alors que le site Atlantico prend, sous la plume de Pierre Kopp (Professeur d’Université et auteur de « L’Economie de la drogue »), un parti pris anti-buraliste reprenant les critiques du rapport de la Cour des comptes, sous le titre « Les buralistes ne manquent pas d’air ».

• Les radios (comme  France Inter ou RMC) passent en boucle des reportages sur « le plus grand supermarché déloyal du tabac, celui de Barbès ».
On y entend le témoignage des derniers buralistes du quartier qui déplorent « une perte de 30 à 40% de leur  chiffre d’affaires depuis cinq ans. Avec le pouvoir d’achat qui s’amenuise et les prix du tabac qui augmentent, les consommateurs vont sur le marché parallèle. Actuellement, nous ne vendons plus de cartouches mais des paquets au détail ». D’où l’appel à un moratoire sur les prix.
Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme, campe sur ses positions : « si l’Etat augmente ses taxes sur le tabac, c’est gagnant-gagnant pour la santé publique et les rentrées fiscales » … tout en pratiquant le silence total sur Barbès et ses cigarettes de contrefaçon.

• Et quid des pouvoirs publics dans ce concert médiatique ?
Marisol Touraine, invitée ce matin de Jean-Michel Apathie sur RTL, esquive une question sur la mobilisation des buralistes pour parler santé publique : « je souhaite que des politiques de dissuasion se mettent en place, même si la question de la fiscalité est loin d’être le seul outil … ».
Ce à quoi Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, répond sur France Info : « la lutte contre le marché parallèle ne semble plus être une priorité dans ce pays … Si on laisse au consommateur la possibilité d’acheter deux fois moins cher, on ne fera pas baisser la consommation de tabac. C’est un coup d’épée dans l’eau par rapport à la santé publique, voulue par les pouvoirs publics, tout en pénalisant le réseau des buralistes et en faisant s’échapper trois milliards de rentrées fiscales ».