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8 Déc 2016 | Profession
 

La défense d’un buraliste du Tarn, rejugé en appel à Toulouse pour le meurtre d’un jeune cambrioleur en 2009 (voir Lmdt de ce jour et du 5 décembre), a demandé, ce jeudi 8 décembre, à la cour d’assises, le renvoi du procès du fait de l’absence d’un témoin-clé.

Le second mineur qui s’était introduit par effraction dans le bar-tabac de Luc Fournié, le soir des faits, devait être entendu jeudi après-midi, mais restait introuvable à la mi-journée. L’audience a été suspendue jusqu’à 14 heures.

« Nous déposons des écritures afin de demander à votre cour d’employer tous les moyens pour contourner la difficulté de l’absence d’Ugo », a déclaré à la mi-journée, Me Laurent Boguet, l’un des avocats de la défense.

« La présence d’Ugo est nécessaire », a poursuivi l’avocat selon lequel le garçon se trouverait « à l’autre bout du monde ». « Il est l’instigateur de ce qui s’est joué. Son absence n’embarrasse pas seulement la défense mais elle perturbe sa stratégie », a-t-il ajouté. « La défense demande de faire renvoyer le procès à une date ultérieure », a-t-il conclu.

« C’est une affaire délicate », a souligné peu après Me Georges Catala, autre avocat de la défense. « Ce procès ne peut pas continuer en l’absence de ce garçon ».

Me Simon Cohen, pour les parties civiles, a indiqué qu’il « regrettait » l’absence du jeune homme et évoqué la possibilité « d’employer des moyens techniques » pour organiser une « visioconférence ». « Même si c’est regrettable, son absence n’est pas de nature à nuire à la manifestation de la vérité », a-t-il cependant jugé.

L’avocat général a lui aussi « regretté » l’absence du jeune homme et souligné la possibilité « d’essayer de le contacter », mais sans reprendre à son compte la demande de renvoi de l’affaire.

Le président a indiqué que la cour allait « procéder à sa localisation » et « émettre un mandat d’amener », avant de suspendre l’audience.