En manifestant, ce soir, dans le quartier de Barbès (rendez- vous, à partir de 17 heures, devant l’hôpital Lariboisière, au dessus de la gare du Nord), les buralistes de la région Ile-de-France ont choisi un site triplement emblématique.
C’est, pour tous les Parisiens, le symbole d’une certaine impuissance à juguler la vente à la sauvette du tabac illégal, telle qu’elle se pratique dans certains quartiers parisiens et les cités de banlieue.
C’est la preuve quotidienne d’un type de trafic que les associations anti-tabac – si promptes à dénoncer la vente hors réglementation du tabac – ne pointent jamais du doigt.
C’est aussi la preuve d’une étroite association entre le trafic de fourmis et sa source d’approvisionnement : les milieux mafieux. Comme l’a récemment confirmé ce procès à Arras d’un réseau dirigé par un belge d’origine géorgienne qui, avec des complices de différentes nationalités, assurait la logistique de Marlboro de contrefaçon entre le port d’Anvers et Barbès (voir Le Mondedutabac des 27 et 29 mars et 14 février).




