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21 Mai 2013 | Profession
 

Alors que la vague médiatique, reprenant la dépêche AFP (voir Lemondedutabac du 20 mai), est en train de monter sur les manifestations de « grogne » des buralistes, Le Parisien / Aujourd’hui en France met les projecteurs sur la « concurrence déloyale de Barbès », premier rendez-vous d’une série de mobilisation.

« Le quartier de Barbès est un lieu hautement symbolique et emblématique du problème que rencontrent les buralistes. C’est pourquoi nous l’avons choisi pour lancer un cycle de manifestation » annonce un représentant de la Confédération, « d’autant que le trafic ne cesse de prospérer à Paris : il s’étend désormais jusqu’au quartier de la Chapelle ». L’article revient sur la filière d’approvisionnement en cigarettes de contrefaçon récemment condamnée.

Gérard Bohelay, président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France, ne décolère pas devant une situation qu’il juge « littéralement catastrophique » citant la chute de 7% des ventes dans la région et l’extension du phénomène de contrebande et de contrefaçon : « Des Russes ont récemment tenté de me revendre des cartouches de cigarettes de contrebande dans mon propre bureau de tabac dans le XVIe ».

Le Parisien rappelle que, même si le quartier est placé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), les vendeurs restent tenaces : « Ici, sur ces quelques mètres carrés de bitume, se rencontre toute la misère du monde … Etrangers en situation irrégulière, SDF et chômeurs en fin de droits travaillant sans relâche pour une centaine d’euros … » avec des cigarettes à peu de frais provenant de Chine.

Dernier angle : un couple de buralistes qui tient depuis 25 ans un bar-tabac sur le boulevard Barbès. Pour eux, les temps sont rudes et le chiffre d’affaires fond comme neige au soleil : « On fait des heures et des heures supplémentaires pour faire face. Nous avons bien conscience que l’augmentation du prix du tabac fait le bonheur des contrefacteurs. Tout cela, nous le payons très cher ».

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