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10 Mar 2026 | Profession
 

La fermeture de la nationale 20 vers l’Andorre depuis plusieurs semaines (voir 8 février 2026) a fait le bonheur des buralistes frontaliers en Ariège. Ils ont vu leur volume de vente de tabac et cigarettes bondir de 20 % en moyenne. Une situation toutefois éphémère puisque cet axe devait rouvrir à la circulation ce lundi 9 mars.
Nous reprenons l’information de France 3 Régions.

L’Andorre qui pleure, la France qui rit. Les buralistes ariégeois ont bénéficié de la fermeture du principal accès à l’Andorre, où bon nombre de transfrontaliers viennent s’approvisionner en cigarettes. Dans le département les ventes ont progressé de 25 %. Mais cela ne devait pas durer.

Plus de 10 euros le paquet, c’est un prix que les Ariégeois ne sont pas habitués à payer pour leurs cigarettes. Pourtant dans son bureau de tabac de Pamiers, Christine Ortega, a vu les fumeurs revenir pendant quelques semaines. Les prix ont même augmenté au 1er mars : « Ça varie en moyenne entre 11 et 13,5 euros le paquet », précise la buraliste.

Pourtant, dans ce bureau de tabac ariégeois, les ventes ont augmenté de 40 %, depuis que la route en direction de l’Andorre est fermée : « C’est quand même un cadeau empoisonné », regrette Christine. « On ne peut pas prévoir quoi que ce soit, accomplir des travaux, alors qu’on en aurait besoin. On sait que c’est temporaire et que ce chiffre d’affaires va à nouveau diminuer dès que la route aura rouvert ».
(Voir aussi les 18 et 12 février).

« On comprend l’émoi des buralistes et des commerçants andorrans », affirme Gérard Maury, président de la fédération ariégeoise des buralistes. « Mais je vais vous dire, depuis 20 ans, on ne s’est pas préoccupé de notre sort. On ne nous a pas trop plaints ».

« En Ariège on a eu 20 % de chiffre d’affaires supplémentaire en moyenne et je sais qu’il y a eu des répercussions jusque dans le département de la Haute-Garonne », poursuit Gérard Maury.

« Après pour régler la situation il faudrait que l’Espagne augmente ses prix et que notre gouvernement comprenne enfin que l’augmentation perpétuelle n’est pas la bonne solution ».