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12 Fév 2026 | International
 

La prolongation d’au moins trois mois de la fermeture de la RN20 entre l’Ariège et l’Andorre (voir 8 février 2026) ravive les tensions au Pas de la Case.
Dans ce contexte déjà fragilisé, le président de l’Union des commerçants de tabac (UCAT), Raül Calvo, demande la suspension des restrictions sur la vente de cigarettes instaurées dans le cadre de la loi locale sur les « marchandises sensibles ».
Nous reprenons un article de La Dépêche sur le sujet.

Selon lui, la forte baisse actuelle de la fréquentation française réduit mécaniquement les risques de contrebande, principal motif du durcissement réglementaire. « La diminution des activités illicites devrait inciter à revoir la réglementation », affirme-t-il.

La loi en question a restreint les horaires d’ouverture et renforcé les obligations déclaratives des commerces de tabac.
Avec une frontière partiellement coupée, les buralistes andorrans dénoncent une double peine.
« La situation est catastrophique », tranche Raül Calvo, évoquant un mois de décembre « médiocre » suivi d’un mois de janvier déjà compliqué. Certains commerçants « ont dû abandonner leur activité », assure-t-il, redoutant une baisse significative du chiffre d’affaires.

Au Pas de la Casa, les pertes pourraient dépasser 70 % dans certains établissements, selon Gérard Pifarré, membre du Conseil économique et social local. « C’est un coup très dur, nous n’avions jamais rien connu de semblable », souligne-t-il, évoquant un risque réel de fermetures en chaîne si la situation perdure.

Si le secteur hôtelier se montre, pour l’heure, plus mesuré – « l’impact n’est pas excessivement important », note Jordi París, président de l’UHA –, les commerçants redoutent surtout les effets à long terme. « Dans trois mois, certaines personnes pourraient cesser de venir faire leurs achats en Andorre », prévient Gérard Pifarré.

Face à l’urgence, l’UCAT prévoit une réunion ouverte aux commerçants du pays afin « de déterminer les besoins et proposer des solutions alternatives ». Pour les buralistes andorrans, la priorité est claire : desserrer rapidement l’étau réglementaire afin d’amortir le choc économique.

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