Multiplier les appels à de fortes hausses des prix ; exiger de nouvelles mesures plus spectaculaires qu’efficaces comme les paquets génériques … Stigmatiser et dénoncer, en toutes occasions, les acteurs de la filière : tabaculteurs, fabricants, buralistes …
Tel est l’essentiel des efforts engagés actuellement par les milieux anti-tabac.
Quitte à omettre l’essentiel.
Quitte à éviter de s’attaquer au mal par la racine : les jeunes qui commencent, la plupart du temps dans le cadre scolaire, sous les yeux d’un corps enseignant et, quand ils sont au courant, de parents … sans recours.
Et pourtant c’est sur ce front que se joue la bataille essentielle.
Cette observation vaut pour toutes les addictions. Et la même impuissance des pouvoirs publics en ressort. Comme dans cette histoire, qui a fait la une du Parisien / Aujourd’hui en France de ce dimanche, d’un trafiquant de cannabis de 11 ans, surpris dans l’école primaire du Nord-Pas-de-Calais où il est en CM2. « Une tendance réelle » comme le commente un addictologue, le docteur Benyamin.
Oui, c’est au niveau scolaire que le maximum de moyens de prévention, de pédagogie, de prise en compte des demandes doivent être engagés. Sans anathèmes, ni recherche d’effets faciles sur le plan médiatique.




