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8 Avr 2013 | Observatoire
 

Il n’y a pas que la lutte contre le tabagisme qui se solde, en France, par un bilan globalement insatisfaisant. Il en va ainsi de la consommation de l’héroïne dont il se révèle que les adeptes sont consommateurs excessifs d’autres produits pour lesquels ils sont aussi en situation d’addiction : alcool, tabac, cannabis, cocaïne.

Malgré sa réputation de drogue  meurtrière, la France compterait plus de 180 000 personnes dépendantes à l’héroïne et 500 000 personnes en auraient déjà consommé, selon l’OFDT (Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies).

Mais alors que, de 1994 à 2006, la France était « le pilote mondial dans le traitement des héroïno-dépendants », avec les substituts aux opiacés, elle « s’est endormie sur son glorieux passé » d’après le docteur William Lowenstein (SOS Addictions).

Comme si, le fait qu’il y ait autant de dépendants à l’héroïne – malgré une large information sur les dangers qu’elle porte, ne serait-ce que l’hépatite C et le sida – provienne surtout d’un manque de volonté politique concernant la mise en avant des traitements de substitution aux opiacés (méthadone ou buprénorphine).

Ceci au moment où les nouveaux usagers « remplacent l’héroïne par d’autres drogues, dont les drogues de synthèse » selon le psychiatre addictologue Laurent Karila. Ce qui se traduit par l’injection de dérivés Addictionsmorphiniques acquis … via le trafic de rue.

Toutes ces informations sur ce relatif échec de la politique sanitaire ont été recueillies lors d’une conférence de presse organisée, la semaine dernière, par le groupe Reckitt Benckiser Pharmaceuticals.