Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Août 2012 | Profession
 

Alors que le débat sur le réaménagement de la fiscalité tabac est déjà bien engagé, le directeur des Affaires Corporate France d’Imperial Tobacco, Eric Sensi, a adressé, ce 1er août, une tribune libre aux médias. Nous en publions ci-joint les principaux extraits. 

Le Gouvernement et les Parlementaires de la nouvelle majorité s’interrogent sur la politique à mener à l’égard du tabac, comme l’ont montré les récents échanges au Parlement … La société SEITA, en tant qu’industriel du tabac, trouve ces débats naturels et légitimes. Elle ne peut cependant laisser se répandre des idées fausses qui mettent en cause ses produits et son image.

Nous sommes en effet surpris du lien que certains établissent entre prix et qualité. En tant qu’industriel au savoir-faire reconnu, nous ne pouvons laisser s’installer l’idée que les produits de la SEITA, parce qu’ils sont moins chers, seraient de mauvaise qualité. Les différences de prix s’expliquent avant tout par la renommée des marques et non par le mode de fabrication du produit. En effet, tous les produits légalement mis sur le marché en France respectent les mêmes réglementations. Les différences de goût et de mélange tiennent aux variétés de tabac et aux ingrédients utilisés, qui créent l’identité de chaque marque. La qualité des produits n’est donc nullement concernée

… Seul industriel français du tabac à posséder quatre usines et des laboratoires de recherche en France employant 1200 personnes au total, nous sommes surpris de voir injustement attaquée la réputation de produits fabriqués sur le territoire national, dans le respect des normes de qualité et environnementales … A l’heure où le pays se mobilise pour le redressement productif, c’est un mauvais coup porté à la pérennité des productions nationales et au savoir faire des hommes et des femmes de la SEITA que de mettre en doute la qualité de nos produits …

… Concernant la fiscalité, justement, nous sommes favorables à une fiscalité du tabac commercialement neutre : les taxes ne doivent pas aboutir à donner des avantages concurrentiels et, in fine, financiers à certains acteurs au détriment des autres. La structure fiscale existante pénalise déjà les cigarettes d’entrée de gamme, qui sont surfiscalisées par le triple effet de la part spécifique, du pivot et du minimum de perception. On voit mal pour quelle raison et avec quelle logique il faudrait pénaliser encore plus les produits fabriqués en France, ce qui revient a contrario à avantager les produits importés.

Nous appelons de nos vœux un débat ouvert et transparent sur le tabac.