L’assouplissement de la Loi Evin quant à la publicité sur l’alcool, votée cette nuit en Commission à l’Assemblée nationale (voir Lmdt de ce jour), a réveillé les revendications de la Fédération interprofessionnelle de la Vape sur l’encadrement de la cigarette électronique contenu dans le projet de loi de « Modernisation du système de santé » de Marisol Touraine. Dans un communiqué de ce jeudi 11 juin, les professionnels interpellent les parlementaires.
« Loi Macron d’un côté, loi de Santé de l’autre : s’il ne revient pas aux professionnels de la vape d’interférer dans le débat sur les boissons alcoolisées, la Fivape rappelle sa dénonciation des orientations de la loi de Santé dans sa première lecture à l’Assemblée, pour les mesures relatives à la cigarette électronique.
« La vape est une alternative au tabac, susceptible de sauver des millions de vies. Les parlementaires ont le devoir moral de refuser la censure dont elle est victime. Sans support de communication imprimée, sans Internet, sans message radio et, surtout, sans les échanges d’information sur les forums ou à l’occasion d’événements et de rassemblements publics, comment la filière de la vape peut-elle continuer à améliorer cette innovation de rupture qu’est la cigarette électronique ?
« La loi de Santé arrive ces jours-ci au Sénat et la Fivape continuera de défendre le principe d’une vape libre, responsable et sans lien avec l’industrie du tabac, en particulier pour ce qui relève de la liberté d’informer et de communiquer.
« Les produits de la vape détiennent le potentiel pour sortir la société du tabagisme … Comment pourrait-on concevoir que la vape puisse subir une censure beaucoup plus rigide que celle prévue pour l’alcool, à savoir la chape de plomb prévue par la réglementation sur le tabac ?
« Contre ce « deux poids deux mesures » qui contrevient à la santé publique, alimente le flou et la confusion quant à la réalité de la cigarette électronique, la Fivape rappelle la nécessité d’un cadre juridique spécifique pour la vape. Enfin, si la distinction entre information et publicité vaut pour l’alcool, les parlementaires auront à définir si cela vaut aussi pour la vape. La Fivape et les vapoteurs ne comprendraient pas qu’il en soit autrement ».




