Philippe Coy était à Royan ce 29 avril pour inaugurer le nouveau « Tabac de la plage » (voir 1er mai). Il s’agit de continuer à encourager la Transformation des buralistes. Interview dans Sud-Ouest.
• Sud-Ouest : Comment trouvez-vous le réaménagement de ce bureau de tabac, sur le front de mer de Royan, qui vient de changer tout son intérieur ?
•• Philippe Coy : C’est impressionnant, remarquable et exceptionnel. C’est pour cette raison que je veux faire de la transformation de ce bureau de tabac de Royan un exemple et que je tenais à être présent pour son inauguration. La distribution de tabac fait toujours partie de notre ADN mais offrir un autre espace, une autre expérience client pour le consommateur, d’autant plus ici en front de mer avec une grosse activité touristique, est nécessaire.
Avec notre plan de transformation, on accompagne la mutation de notre métier. On pense aux consommateurs d’aujourd’hui mais aussi à ceux de demain.
• Sud-Ouest : Cette transformation des bureaux de tabac est-elle une question de survie pour vous ?
•• Philippe Coy : Je n’aime pas ce terme de survie. Ce n’est pas la fin d’une histoire. Nous continuons à l’écrire mais différemment. C’est ça le sens d’être commerçant d’utilité locale.
Tous les métiers sont aujourd’hui confrontés à une évolution et tout le monde emploie désormais ce terme de transformation. Nous sommes tous obligés de nous adapter à l’évolution de la société. Se réinventer n’est pas se renier. Il n’a échappé à personne que le métier de buraliste est confronté à une réalité structurelle avec la baisse des volumes qui ne traduit cependant pas une baisse de consommation du tabac. Le marché parallèle est une réalité qui nous inquiète.
• Sud-Ouest : La contrebande est-elle le principal danger pour les buralistes ?
•• Philippe Coy : Oui. Les achats de paquets de cigarettes baissent encore plus chez nous depuis une grosse année pour cette raison. Les gens n’arrêtent pas de fumer mais achètent autrement leurs paquets. Je suis bien placé pour le savoir, moi qui suis buraliste à la frontière espagnole.
Face à cette baisse structurelle du volume du tabac, on mise beaucoup sur une offre nouvelle comme la vape qui trouve son espace et sa clientèle chez nous. Et ça accompagne des plans de santé publique. Même si ça froisse quelques oreilles.




