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27 Oct 2021 | Profession
 

Philippe Coy anime, ce mercredi 27 octobre, une journée de la Transformation auprès des buralistes de Dordogne (voir 22 septembre).

Premier rendez-vous au comptoir du « Brabant » à Bassillac (près de Périgueux), à l’heure du petit noir du matin : un établissement choisi par Laury Massèdre, présidente départementale (5 mars 2020).

La patronne du bar-tabac a déménagé en 2019 du centre-bourg pour s’installer le long de la route, avec un espace plus étendu et plus lumineux. Elle a augmenté sa fréquentation de 30 %.

•• « Depuis 15 ou 20 ans, le métier a évolué » explique Philippe Coy à La Dordogne Libre, en amont de cette Journée de la Transformation, « nous avons initié la Transformation il y a maintenant quatre ans. Il faut nous réinventer.»

Parmi les changements déjà visibles, la possibilité d’effectuer des paiements de proximité ou de se faire livrer des colis. Soit une offre de services de plus en plus développée, notamment dans les zones rurales où le buraliste fait souvent office de dernier commerce : « nous créons du lien socialnous sommes souvent le dernier maillon du commerce local ».

Des changements induits par le commerce parallèle et les évolutions d’habitudes des consommateurs : « 75 % à 80 % de notre activité restent le tabacMais notre métier est appelé à évoluer. Quand il y a des soubresauts, notamment économiques, on a tendance à se replier sur soi. C’est pour cela qu’on organise ces journées. Pour aider les buralistes à évoluer. »

Avec des aides qui peuvent être pécuniaires, par le biais du Fonds de transformation. L’idée est de rendre les bureaux de tabac un peu plus « sexy » … mais ces aides peuvent tout aussi bien prendre la forme de conseils. Le but étant toujours de développer soit l’offre, soit optimiser le lieu de vente.

•• Au niveau national, la Confédération n’hésite pas à signer des conventions avec des partenaires comme Casino, par exemple. L’idée étant de proposer des services supplémentaires. « On travaille en partenariat avec la FNSEA et la Chambre d’agriculture », poursuit Philippe Coy,  « le but est de valoriser les circuits courts. Il y a une volonté de mieux manger. On s’en est aperçu durant le confinement. »

Afin de convaincre ses collègues, Philippe Coy prend donc la route : « le projet se construit sur le terrain. Il faut arriver à convaincre. Depuis quatre ans que nous avons mis ça en place, il y a des exemples à montrer ».