Tous les jours, nous apprenons des faits nouveaux sur le mode opératoire des filières d’approvisionnement du marché parallèle. Avec des surprises.
En juin dernier, nous annoncions le démantèlement d’un important réseau de contrebande de tabac dans la région de Carcassonne (Aude) : 13 personnes arrêtées, avec à leur tête une jeune femme serbe, et la saisie d’une « réserve » de 1 000 cartouches ainsi que d’un « fonds de caisse » de 40 000 euros (voir Lemondedutabac des 21 et 23 juin).
Une source proche de l’enquête vient de nous confirmer la source d’approvisionnement : Andorre. Où le réseau allait faire ses achats … tous les jours. Avec l’achat modeste d’une dizaine de cartouches, voire moins, par personne. Mais ce vrai trafic de fourmis a parfaitement fonctionné pendant 2 ans et demi … Soit plus de 900 jours.
Ce mode opératoire rappelle ce qui se passe avec d’autres types de délits opérés principalement en province : la recherche de petits butins (ex : cambriolages, le jour, de particuliers) mais multipliés à grande échelle. Avec une « main d’œuvre » venant des pays de l’Est et contrôlés par des mafias de même origine.




