
À quelques jours des élections municipales il est temps de tirer la sonnette d’alarme : le trafic de tabac explose, gangrène les centres-villes, alimente l’économie souterraine et met sous tension la sécurité du quotidien.
Un fléau désormais reconnu comme similaire au narcotrafic, mais que l’État peine toujours à combattre avec la force nécessaire. 547,9 tonnes de tabacs ont été saisies par les autorités en 2025 (+12 % par rapport à 2024) et 20 486 infractions ont été constatées sur la même année (+ 11,3 % par rapport à 2024).
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands / Seita que nous reprenons.
Un constat unanime : la France fait face à un narcotrafic du tabac
Les plus hauts responsables politiques l’affirment : le trafic de tabac n’a plus rien d’un marché parallèle artisanal.
Gabriel Attal déclarait dès 2022 : « Nous voulons punir les trafiquants de tabac comme ceux des stupéfiants. »
Et Laurent Nunez l’a confirmé récemment : « Le trafic de tabac est organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays. »
Pourtant, malgré cette reconnaissance publique, le Gouvernement a choisi d’exclure le trafic de tabac des compétences de la police municipale. Une décision incompréhensible alors que les réseaux criminels s’étendent, se professionnalisent et infiltrent des pans entiers du tissu économique, laissant les maires seuls face à ce phénomène d’ampleur.
Des maires sous pression dans toutes les communes
Dans les grandes villes comme dans les villages, les élus locaux voient se multiplier les commerces de façade – Barbershop, épiceries de nuit, restaurants éphémères – souvent utilisés comme supports de blanchiment pour l’argent issu des trafics. Chaque semaine, ils doivent adopter de nouveaux arrêtés pour tenter de freiner cette prolifération.
Comme le rappelle la sénatrice Nathalie Goulet : « Si vous voulez lutter contre le blanchiment, il faut combattre les entreprises éphémères, cheval de Troie de la criminalité. »
À l’approche des élections municipales, ces dérives pèsent directement sur la crédibilité des élus et sur leurs marges d’action, alors même qu’ils manquent des outils nécessaires pour agir.

Une police municipale incontournable, mais bridée
Avec 28 000 agents, soit une hausse de 45 % depuis 2012, la police municipale est devenue un acteur essentiel de la sécurité du quotidien. Pourtant, ses capacités restent limitées par :
- Une architecture juridique inadaptée ;
- Un manque d’encadrement (catégories A et B insuffisantes) ;
- Un accès restreint aux fichiers permettant de remonter les réseaux ;
- Une coordination inégale avec les services de l’État.
Des mesures opérationnelles pour soutenir les élus sur le terrain
Afin de répondre à l’urgence, Imperial Brands Seita appelle à des actions pragmatiques et immédiates :
- Élargir les compétences judiciaires des polices municipales ;
- Ouvrir un accès sécurisé aux fichiers clés pour identifier les trafics ;
- Créer des filières de formation spécialisées pour les encadrants ;
- Intégrer la participation citoyenne (ex. Voisins Vigilants) dans les centres de supervision urbains ;
- Généraliser les conventions de coordination État-communes.
« Assez de déclarations : des actes ! » – Imperial Brands / Seita interpelle l’État
Le constat est partagé. L’urgence est évidente. Les élus sont à bout.
« On est tous d’accord sur le problème. Alors pourquoi, dans la loi narcotrafic, ne pas avoir intégré le trafic de tabac ? Au-delà des constats, qui prendra enfin les décisions fortes pour soutenir nos maires et protéger le commerce de proximité ainsi que la sécurité quotidienne des citoyens ? » Hervé Natali, Responsable relations territoriales, Imperial Brands-Seita.
Imperial Brands Seita appelle l’État à agir sans délai.




