C’est une action coordonnée entre 5 pays qui a conduit au démantèlement d’un réseau de trafiquants de tabac hyper-développé, hyper-sophistiqué et hyper-redoutable (voir le 27 mars).
Et pour cela, il a fallu que toute une coordination se mette en place – sous l’autorité judiciaire de l’European Public Prosecutor’s Office, basé à Turin – entre les autorités italiennes, polonaises, françaises, anglaises et suisses. Avec le support permanent et opérationnel d’Europol (agence européenne de police criminelle, basée à La Haye).
L’organisation
Tout a commencé en septembre 2024 avec la saisie de 12 millions de cigarettes de contrefaçon au port de Gênes en Italie. Il s’avère rapidement que ce lot de cigarettes a été fabriqué clandestinement en Arménie, puis a transité en Géorgie avant de trouver sa destination finale : le marché européen.
L’enquête tombe vite sur les activités d’un réseau mafieux international basé au Royaume-Uni et ayant un tas de connexions en Europe continentale mais aussi en Afrique et en Asie.
À la tête, une seule famille spécialisée, manifestement, dans les cigarettes de contrefaçon. Mais étroitement liée, aussi, à la mafia turque des stups.
Il a fallu précisément analyser son mode opératoire consistant à faire circuler rapidement de gros lots de produits contrefaits, d’un port à l’autre afin de brouiller les pistes. Mais avec une destination finale unique… le marché parallèle du tabac européen.
Tout cela, avec des complicités dans chaque port. Et des matériaux de construction pour cacher le tabac. Quand il ne s’agissait pas de containers à double fond.
Un complice spécialisé ayant créé sur Internet de faux sites permettant de remplir les formulaires douaniers avec des données inventées.
Toute l’équipe utilisant aussi des moyens de communication sophistiqués et de la crypto-monnaie pour l’économie du système. Lire la suite »












Après un an d’enquête, les gendarmes ont démantelé un réseau de trafic de cigarettes contrefaites qui opérait entre la Belgique et la Bretagne. C’est ainsi que débute un article d’Astrid Jurmant de L’Écho de l’Armor et de l’Argoat.