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1 Avr 2016 | Vapotage
 

3 ecig BEIGELa jeune start-up Enovap – créée par cinq ingénieurs de spécialités différentes ayant pour point commun l’innovation, l’entreprenariat et le passage à l’e-cigarette pour réduire ou arrêter de fumer – lance une nouvelle approche de la cigarette électronique basée sur un système intelligent de gestion de la consommation de nicotine et de « hit contrôle ».

• Les besoins en nicotine varient au cours de la journée et une concentration en nicotine fixe ne satisfait pas tous les vapoteurs … Avec son double réservoir (le premier contenant un e-liquide à 0mg/ml, le second un e-liquide avec la concentration de son choix), Enovap propose deux modes de gestion.
. En mode manuel, l’utilisateur choisit pour chaque inhalation sa concentration.
. Analysant les données de consommation en temps réel, le mode automatique adapte et réduit la délivrance de nicotine en parfaite adéquation avec les besoins.

• Connectée à un smartphone, l’application associée aide à suivre sa consommation, à se fixer des objectifs, à interagir avec une communauté de vapoteurs ou à partager avec un professionnel de santé. Le tout dans un design haut de gamme (en cuir) et épuré, voire personnalisable via une housse de couleur de son choix.

• L’équipe, réunie autour de l’inventeur et Pdg d’Enovap Alexandre Scheck, travaille depuis trois ans sur le projet, en s’appuyant sur l’avis de vapoteurs experts et de médecins tabacologues. Un an après son lancement, il est récompensé par une médaille d’Or au Concours Lépine, puis lauréat en 2015 au concours I-lab (organisé par la Banque publique d’Investissement France / BPI).

Enovap est disponible en pré-commande, depuis le 22 mars, sur la plateforme de lancement participatif Wellfundr au prix de départ de 122 euros TTC  (www.wellfundr.com/fr/enovap).

16 Mar 2016 | Observatoire
 

Vaccin anti-nicotinePlusieurs instituts de recherche se sont déjà lancés dans le développement d’un vaccin pour arrêter de fumer, mais sans résultats probants (voir Lmdt des 4 juillet et 30 juin 2012). Des chercheurs du Sripps Research Institut, basé en Californie, ont publié le 26 février dernier dans le Journal of Medicinal Chemistry, les perspectives prometteuses d’un vaccin ciblant le récepteur nicotinique du cerveau à l’acétylcholine. 

Ces scientifiques américains avaient déjà mené deux types de tests qui se sont révélés être des échecs. Toutefois, ils avaient permis de mettre en lumière le fait que les personnes ayant produit le plus d’anticorps contre la nicotine avaient plus de chances d’arrêter de fumer, et ce pendant au moins six mois. Lire la suite »

31 Août 2015 | Observatoire
 

ca538ea60347413548bf0b306e740569_largeSelon une étude, publiée courant août dans le Journal of The American Chemical Society, des chercheurs américains ont mis au point une enzyme  bactérienne capable de « manger » la nicotine avant qu’elle ne parvienne au cerveau.

L’enzyme NicA2 est issue de la bactérie Pseudomonas putida qui se développe dans les champs de tabac et consomme de la nicotine pour se nourrir de carbone et d’azote. Curieux de savoir si cette dégradation de la nicotine pouvait être utilisée à des fins pharmacologiques, les chercheurs ont testé son action chez des souris dépendantes à la nicotine. Lorsque ces souris reçoivent l’enzyme NicA2, la demi-vie de la nicotine, c’est-à-dire le temps mis par la nicotine pour perdre la moitié de son activité physiologique, diminue drastiquement. Elle passe ainsi de 2 à 3 heures sans enzyme à 9 à 15 minutes avec l’enzyme.

D’après les chercheurs, il existerait donc une dose idéale de l’enzyme pour réduire la durée de vie de la nicotine et l’empêcher complètement d’atteindre le cerveau. Privé de nicotine, le fumeur n’éprouverait alors plus de satisfaction à fumer une cigarette. « La bactérie agit un peu comme un petit Pac-Man », explique Kim Janda, du Scripps Research Institute (Californie) en faisant référence à ce personnage de jeu vidéo de forme circulaire qui avale tout ce qui se trouve sur son passage.

Au vu des performances de l’enzyme, les scientifiques ont effectué une batterie de tests, permettant de définir si on pouvait aboutir à un traitement adapté. Ils ont alors constaté que l’enzyme était très stable, et ce, même lorsqu’elle est stockée à 36,7° pendant trois semaines. De plus, elle ne génère aucune substance toxique lorsqu’elle dégrade la nicotine. « Nous espérons désormais améliorer sa stabilité lors de nos futures études, de manière à ce qu’une seule injection ait un effet suffisant pendant un mois », précise Song Xue, co-auteur de l’étude.

21 Fév 2015 | Observatoire
 

Bourdon nicotineUne piste pour tenter de limiter le déclin des insectes pollinisateurs ? Des chercheurs en biologie de l’Université américaine Dartmouth College (New Hampshire) ont constaté que certaines substances actives, contenues dans le nectar des fleurs, permettaient de réduire les infections parasitaires chez les bourdons. L’étude a été publiée, ce mercredi 18 février, dans le journal britannique Proceedings of the Royal Society B.  

Les recherches se sont concentrées sur 540 « ouvrières » de l’espèce « bourdon fébrile », nourries avec un régime sucré contenant huit types de substances actives de diverses plantes, après leur avoir inoculé un parasite intestinal.

Quatre des huit substances contenues dans le nectar ont permis de réduire de façon significative la présence du parasite, après sept jours de ce régime. Parmi la plus efficace, l’anabasine, un alcaloïde aux effets proches de la nicotine, puisé dans le tabac arborescent (baisse de 81% de l’infection parasitaire), suivie du thymol (67 %) et d’un autre alcaloïde, la nicotine (62 %). Avant de pouvoir extrapoler ces résultats sur les abeilles, Leif Richardson, principal auteur de l’étude, estime qu’on pourrait ainsi « améliorer la santé des abeilles et des bourdons en plantant des fleurs qui contiennent des substances contre les parasites ».

10 Mar 2014 | International, Vapotage
 

NicotineAlors que les fumeurs de cigarette électronique helvètes sont obligés d’acheter à l’étranger les e-liquides contenant de la nicotine – interdits à la vente dans le pays -, une information financière du 7 mars sur le site de Bloomberg révèle que le laboratoire pharmaceutique Siegfried AG (SFZN), implanté en Suisse alémanique, produit plus de la moitié de la nicotine pure mondiale … que l’on retrouve dans les patches, recharges d’e-cigarettes ou autres gommes à mâcher.

Avec la montée en puissance de la cigarette électronique (plus de 5 milliards de dollars  de chiffre d’affaires mondial, selon Euromonitor) Bloomberg parle « d’opportunité puissante » pour les entreprises pharmaceutiques capables d’assurer la pureté et la qualité de la substance. Rappelons que la nicotine est un alcaloïde présent, notamment, dans les feuilles de tabac.

Siegfried SA en fait un label « qualité Suisse ». Son évaluation boursière est estimée à 685 millions de dollars (493 millions d’euros).