Parmi les débats soulevés après la démission du commissaire européen, John Dalli (voir Lemondedutabac du 16 octobre), est relancé celui de la légalisation du « snus » au sein de l’Union européenne. Le site « Rue89/Lenouvelobs .fr » entreprend de nous expliquer « pourquoi l’UE ne veut pas du « snus », ce serpent de mer de la politique européenne du tabac, cette alternative suédoise au tabac ». En voici l’essentiel.
L’interdiction de production et de commercialisation dans l’Union européenne de cette poudre en sachet, que l’amateur garde en bouche, remonte à 1992 . A l’exception de la Suède, qui a soumis son entrée dans l’organisation européenne, en 1995, à la condition de conserver l’usage du snus (voir Lemondedutabac du 24 octobre pour le cas particulier du Danemark).
Depuis, l’autorisation du snus, en Europe, revient régulièrement sur la table … sous l’influence du gouvernement suédois. Ce dernier met en avant des chiffres de santé publique, arguant même que le snus pourrait faire office de sevrage. Dernier élément mis en avant : avec la prolifération des lois anti-tabac dans les lieux publics, les ventes de snus explosent aux Etats-Unis et au Canada. Ce qui devrait servir d’exemple.
Pourtant, la Commission européenne refuse toujours d’autoriser le snus, se basant sur diverses études scientifiques soulignant les dangers du produit. Ce qui a fait réagir, encore récemment, le quotidien suédois Aftonbladet qui a épinglé, en septembre dernier, la parution d’un rapport « qui a censuré des parties présentant des résultats positifs ». Le même journal a également pointé du doigt un conflit d’intérêt : un des professeurs suédois, remercié dans ledit rapport, est également consultant chez Pfizer, créateur du Champix (voir Lemondedutabac du 2 novembre).




