Dans un rapport rendu public, lundi 16 décembre (et relayé dans Le Monde daté du 18 décembre), l’Institut national du Cancer (INCa) fait le point sur les risques associés aux « seconds cancers primitifs » (SCP) de l’adulte, afin de mieux les prévenir. En ligne de mire (ou « enjeu majeur ») du rapport parmi les situations à risque : le tabagisme.
« L’objectif n’est pas d’alarmer », prévient la présidente de l’INCa, Agnès Buzyn (photo), en commentant le chiffre de 14% de « seconds cancers primitifs », repris dans le rapport, mais issu d’une étude américaine. « La plupart des malades qui ont vraiment guéri d’un cancer peuvent se sentir vraiment guéris, mais certains méritent une attention particulière qu’il s’agisse du suivi ou de mesures de prévention ».
Parmi les facteurs de second cancer, sont listés l’âge, la localisation du premier cancer diagnostiqué, la susceptibilité génétique, voire les effets cancérigènes de certains traitements anticancéreux (radiothérapie ou chimiothérapie).
Mais la présidente de l’INCa insiste sur les comportements individuels, en particulier la cigarette. « Le tabac est responsable de 30% de la mortalité par cancer et il est impliqué dans 17 localisations cancéreuses. Au moment d’un premier cancer, les recommandations de sevrage tabagique ne sont pas systématiquement abordées par les médecins qui ne veulent pas embêter leur patient. Mais les études disponibles montrent que l’annonce d’un diagnostic de cancer peut être un moment propice aux changements de comportements ».
Un encadré du quotidien rappelle que la surveillance des cancers s’appuie sur des registres de patients mais dont le financement est de plus en plus précaire. Un point qu’il serait bon de prendre en compte dans le cadre du prochain Plan Cancer.
Pour les chiffres : l’article évoque 3 millions de personnes qui ont, ou ont déjà eu, un cancer et 355 000 nouveaux cas de cancer en 2012. Ce qui représente la première cause de mortalité (119 000 décès).




