On ressent comme un certain vent de quasi-exaspération au lendemain de la médiatisation du rapport de l’agence sanitaire de l’Organisation mondiale de la Santé classant, de fait, charcuterie et viande dans la même classe de produits cancérogènes que le tabac et l’alcool (voir Lmdt du 26 octobre). Soit un ras-le-bol contre cette accumulation d’études créant un climat de peur pour mieux « normaliser » notre vie quotidienne … sans jamais aborder les vrais problèmes. Exemples.
• L’Est Républicain (Alain Dusart)
(…) Et voilà qu’une agence dépendant de l’Organisation mondiale de la Santé nous dit que la viande serait cancérogène. Il faut certes bien mourir un jour mais là où la viande emporterait 50 000 personnes par an, la facture de la pollution dépasse les 200 000 morts, 600 000 pour l’alcool et 1 million pour le tabac. Certes, nous consommons deux fois plus de viande que nos grands-parents. Si la quantité contribue à l’excès, la (mauvaise) qualité se révèle sans doute aussi mortifère. OGM, élevage en batterie : on est loin d’une limousine charnue élevée dans l’herbe grasse (…).
• La Dépêche du Midi (Dominique Delpiroux)
(…) Il faut donc se méfier de tout : la bavette à l’échalote et la côte à l’os rejoignent désormais le pilori où l’on avait cloué avant elles le pop-corn au micro-ondes, les sodas gazeux, les édulcorants artificiels, les OGM, les farines raffinées, l’huile de palme et le saumon d’élevage.
Bien entendu, une batterie d’études et d’analyses sont là pour corroborer ces nouveaux tabous (…) « La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible », écrivait le docteur Willy Rozenbaum. Et vivre n’est jamais sans risque. Alors, on peut aussi oser défier le destin et l’OMS en se jetant, à l’occasion, sur une tête de veau ravigote ou une entrecôte au gril.
• Commentaire d’un lecteur sur Le Monde du Tabac : « Bon, on y est ! Manger de la viande peut tuer. A quand des images-choc, Madame Touraine ? ».




