La remise du rapport d’Yves Bur à Xavier Bertrand, le jeudi 1er mars (date annoncée en exclusivité sur notre blog, il y a plus d’une semaine), a suscité, depuis, de premières réactions.
• Un communiqué du ministère de la Santé confirme que Xavier Bertrand a salué l’approche inédite de ce rapport.
• Côté parlementaire : Thierry Lazaro (député-maire UMP de Phalempin dans le Nord) a réagi. A propos du changement de statut de buraliste, il annonce que cela conduira inévitablement à la disparition du réseau le plus cadré du monde. Jean-Marie Le Guen (député PS de Paris) a déclaré approuver très largement le rapport.
• Au nom de la Confédération des buralistes qu’il préside, Pascal Montredon s’est déclaré « atterré » : en voulant faire changer notre statut, on veut transformer 28 000 débitants et leur femme en fonctionnaires. Quant aux autres mesures du rapport, elles ouvrent la voie à un nouveau développement du marché parallèle.
• Pour sa part , l’Alliance contre le tabac estime que ce rapport dessine un tableau sans concession de la situation actuelle catastrophique du contrôle du tabac en France. Elle interpellera les candidats à la Présidence de la République sur leurs objectifs concernant le contrôle du tabac.
• Quant aux réactions de l’industrie du tabac , durement attaquée dans le rapport : C’est un non-événement pour Céline Audibert (au nom de Seita- Imperial Tobacco), ces propositions étant déjà bien connues et relevant d’une approche excessive et irréaliste.
Il n’ y a rien de bien nouveau, selon Yves Trévilly (porte-parole de BAT), la session parlementaire s’achevant, le rapport est d’ores et déjà caduc.
Pour Denis Fichot (JTI), ce rapport est paradoxal : il reconnaît les limites des mesures que son auteur a inspirées depuis 10 ans, tout en préconisant de pousser ces mêmes mesures à l’extrême.




