Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
20 Fév 2013 | International
 

L’interdiction de fumer dans les prisons fédérales, entrée en vigueur il y a cinq ans au Québec, a généré un véritable marché noir du tabac, supplantant largement le trafic de stupéfiants. Cette nouvelle contrebande, très payante et moins risquée, serait entre les mains de bandes organisées. Une situation à risque qui fait réfléchir les autorités …

Dans les prisons fédérales québécoises, une maigre cigarette roulée à la main se vend au moins 7,45 euros, un paquet plus de 112 euros. Ce sont des prix moyens car plus le tabac est rare plus il se vend cher. La contrebande de tabac a donc explosée, devenant plus « rentable » que le trafic de stupéfiants. Un détenu pourrait ainsi engranger 4 500 euros en un été.

Tellement rentable que ce sont désormais des individus d’influence ou des groupes organisés qui contrôleraient la « vente » de tabac dans les pénitenciers. Avec toutes ses conséquences en terme de tension à l’intérieur des établissements : du détenu soumis à pourcentage sur le tabac qu’il a réussi à faire entrer, au prisonnier fumeur menacé ou battu parce qu’il a contracté des dettes.

Les autorités, qui ont beau eu mettre en place des dispositifs pour surveiller les réseaux et arrêter les contrebandes à la source … se posent la question : faut-il interdire, au Québec, la consommation de tabac dans les prisons fédérales où la contrebande est plus importante que dans les autres provinces ?