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17 Mar 2025 | Profession
 

Le salon régional des buralistes des Hauts-de-France qui s’est tenu ce week-end (voir 13 mars) aura été un succès d’organisation, d’affluence et de convivialité. Mais aussi de notoriété. D’influence corrigeront certains. On a senti – au moment de son inauguration – que la profession reste reconnue et respectée.

Aux côtés de Philippe Coy, Philippe Laveau, le président de la fédération des buralistes des Hauts-de-France – 2 100 buralistes dont 40 % exerçant dans des communes de moins de 3 500 habitants – aura inauguré son salon en compagnie de Xavier Bertrand (président de la région Hauts-de-France mais aussi ancien ministre de la santé), de Bertrand Gaume (préfet de région mais aussi connaisseur du réseau des buralistes  au fil de ses  affectations), de Éric Brocardi (porte-parole national de la Fédération nationale des Sapeurs-Pompiers) et des autorités douanières régionales. 

•• L’ancien ministre de la Santé (2005-2007) qu’est Xavier Bertrand s’est montré très direct : « je m’exprime aussi au titre d’ancien ministre de la Santé, signataire de ce fameux décret d’interdiction de fumer dans les lieux publics de novembre 2006. Et j’ai trouvé alors de vrais partenaires avec les présidents des buralistes, René (Le Pape) et Pascal (Montredon). J’ai eu des interlocuteurs comprenant qu’il y avait une évolution nécessaire, ils n’ont jamais été dans une opposition stérile.

« Ils nous ont dit : comment allons-nous continuer à trouver notre place ? Et ils ont demandé une politique de dialogue avec le ministère des Comptes publics. Car déjà à l’époque, vous étiez déjà dans la transformation … D’ailleurs, je n’ai jamais été en faveur de l’augmentation inconsidérée des prix du tabac. Ici, à chaque annonce, les fumeurs règlent leur GPS sur l’adresse des marchands de tabac belges. »

Et le président de la région Hauts-de-France de conclure son propos en annonçant l’ouverture de trois dossiers avec les buralistes des Hauts-de-France : la vente de billets TER ; la vidéo-surveillance extérieure des points de vente avec les communes ; l’aide à la transmission et à la reprise des établissements. « Car l’avenir ne repose pas que sur l’intelligence artificielle. Il y a aussi la vie des gens en chair et en os. » 

•• Dans son propos introductif, Philippe Coy avait rappelé : « c’est bien quand les gens arrivent à se parler et ne tombent pas dans les clivages, ni le dogmatisme ! Qui aurait imaginé qu’un ancien ministre de la Santé inaugure un salon professionnel des buralistes ?

« Mais dans la France d’aujourd’hui, les buralistes représentent toujours, dans les quartiers et les villages, la force d’un réseau professionnel qui sait se dépasser, conscient des enjeux de société et de santé publique, et qui demande à dialoguer et à travailler collectivement. »