Où en sommes nous par rapport à l’augmentation des prix du tabac, prévue au 1er juillet, suite à l’aménagement de la fiscalité tabac, voté l’automne dernier et applicable dans un mois ?
Le moins que l’on puisse dire est que la plus grande confusion règne, alors que les polémiques sur le sujet tabac rebondissent (voir Lemondedutabac du 2 juin).
Ces derniers jours, on semblait s’acheminer vers une augmentation du tabac à rouler et un report à la rentrée concernant les cigarettes (voir Lemondedutabac du 30 mai). Tout cela, déjà, sans la moindre idée de ce qui pourrait se passer 6 mois plus tard, avec l’augmentation de la TVA au 1er janvier …
Mais le sujet ne saurait échapper à l’éternelle rivalité entre Bercy et le ministère de la Santé. Lequel, sous les encouragements d’Yves Bur (voir Lemondedutabac du 29 mai), veut prendre le leadership sur la politique tabac. Non sans véhémence. Même si le plan « anti- tabac » présenté, le 31 mai, s’est avéré relativement modéré. Mais la ministre veut « son » augmentation.
Ainsi, le cabinet de Marisol Touraine serait remonté jusqu’à Matignon, vendredi après-midi dernier, pour obtenir un arbitrage amenant à « forcer » une augmentation générale des prix du tabac au 1er juillet (20 centimes par paquet de cigarettes ?).
Ce qui – outre les conséquences à attendre sur le marché – ne serait pas sans complications en termes administratifs et techniques, à la date d’aujourd’hui (les listes de prix ont déjà été déposées par les fabricants). A suivre.
Mais, en dehors de toutes ces « postures » et polémiques, il serait bon que la raison s’impose et que soit véritablement pris en compte le double risque lié à des augmentations inconsidérées : perte de crédibilité pour la santé publique (de par le développement du marché parallèle) et manque à gagner fiscal.




