Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement au tabac
24 Fév 2015 | Observatoire
 

InpesAprès la hausse de 2 points, observée entre 2005 et 2010, la prévalence du tabagisme chez les 15-75 ans se stabilise en France (34,1 % de fumeurs en 2014) et baisse pratiquement d’un point chez les fumeurs réguliers (28,2 % en 2014 contre 29,1 % en 201o), constate le « Baromètre Santé 2014 » de l’Institut national de Prévention et d’Éducation pour la Santé (Inpes),  publié ce mardi 24 février (voir Lmdt de ce jour).

Le pourcentage de fumeurs, tout comme la quantité de tabac consommée, marque donc globalement le pas. Sauf pour les fumeurs occasionnels (5,9 % contre 4,6 % en 2014) et l’expérimentation « juste 1 ou 2 fois » (14,7 % contre 12,6 % en 2010).

Inpes Prévalence tabagique

• Depuis 2005, la prévalence quotidienne chez les hommes reste stable (32,3 %), dépassant la barre des 40 % entre 20 et 44 ans. Sachant que le tabagisme reste plus fréquent chez les hommes (38 %) que chez les femmes (30 %).

• Le tabagisme régulier féminin est en baisse, passant de 26 % en 201 à 24,3 % en 2014. La baisse est significative au sein des 20-34 ans (moins 7 points).

• Dans la tranche des 15-19 ans, la prévalence régulière se stabilise chez les garçons (26,8 %) et monte d’un point chez les filles (21,8 %). En 2005, la prévalence des moins de 20 ans était de 23,6 %.

• Pour l’ensemble des fumeurs, le nombre de cigarettes (ou équivalent) fumées a diminué (11,3 contre 11,9 par jour en 2010), mais reste stable chez les fumeurs réguliers (14,6 pour les hommes et 12 pour les femmes). La part de ceux fumant moins de 5 cigarettes est en baisse (à 17,4 % en 2014) comme celle de ceux fumant plus de quinze cigarettes (30,5 % en 2014). Plus du tiers des fumeurs actuels déclarent avoir diminué leur consommation de tabac, 22 % l’avoir augmenté et 42,8 % indiquent qu’elle est restée stable.

• Par rapport au statut d’activité, les chômeurs sont toujours en tête (48,2 % contre 51,1 % en 2010). La prévalence régulière baisse de 2 points chez les employés (29,2 %), reste stable chez les ouvriers (37,8 %), les artisans-commerçants (27,9 %), les cadres et professions supérieures (18,9 %). Elle augmente chez les agriculteurs (20,6 % contre 12,2 % en 2010).