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31 Jan 2017 | Profession
 

« On a pris un coup sur la tête, mais maintenant on va continuer à être des préposés de l’administration …et à servir nos clients avec le sourire ».

Si la bataille perdue du paquet neutre leur complique la vie, les buralistes comptent sur les mesures du nouveau Contrat d’avenir (voir Lmdt du 15 novembre 2016) pour rebondir. Un message passé lors de l’assemblée générale des Deux-Sèvres, ce dimanche 29 janvier.

« L’arrivée du paquet neutre a doublé le temps de travail des buralistes, entre le contrôle des livraisons et la distribution aux clients », assure Jean-Jacques Teulet, vice-président de la Confédération. « Chacun s’organise à sa manière pour s’y retrouver, mais personne ne dispose encore en Deux-Sèvres des nouveaux systèmes automatisés qui permettent de servir sans se tromper », a fait remarquer Anne-Marie Barbat, présidente de la chambre syndicale des buralistes des Deux-Sèvres (voir Lmdt des 16 décembre, 24 août et 24 mai 2016).

Surtout, avec ses collègues, elle estime que ces paquets neutres vont favoriser un peu plus, par le biais d’une falsification plus facile, le développement du marché parallèle : « un paquet sur 4 est vendu en dehors de notre réseau, y compris dans ce département. Par poids lourds, par trains, par autocars ou par bateaux dans les ports, les cigarettes arrivent par pleins cartons ! ».

« Il faut passer par une modernisation pour montrer que nous restons des commerçants dynamiques et ne pas donner une image vieillissante » a conclu Jacky Révillé, président de la Fédération Ouest, en rappelant les aides à la modernisation et l’augmentation de la rémunération. Et que les buralistes, dont les effectifs se renouvellent de 10 % en moyenne chaque année, cherchent plus que jamais à diversifier leurs produits.