Comme un besoin très mitigé de s’intéresser au sujet, dans les médias, ce premier jour de 2017.
La généralisation du paquet neutre a été traitée comme tous ces changements – récurrents ou pas – mis en place en début d’année : Smic, Rsa, divorce, tarifs (énergie et poste), suppression des vitres teintées des véhicules …
Une dépêche AFP, on ne peut plus neutre, a été reprise par Lesechos.fr ou les JT régionaux de France 3. À retenir, une perle de l’Équipe.fr, évoquant … les « paquets universels ».
On retiendra surtout certains reportages dans la presse régionale :
• Pascal Montredon, dans son débit à Nîmes (France 3 Languedoc-Roussillon) : « On a deux fois plus de temps de travail, de la réception de la marchandise à la mise en rayon, avec le risque d’augmentation d’erreurs (…) la ministre n’a pas compris le réseau des buralistes et va favoriser les réseaux mafieux ».
• Didier Pichon, président de la chambre syndicale des buralistes de Haute-Vienne, insiste sur la reprise des paquets (voir Lmdt du 22 décembre) via France 3 Limousin : « tous les paquets classiques, on les met au placard. On est obligé de re-commander d’autres produits pour les mettre en linéaire. Et les anciens paquets ne seront remboursés que dans quatre à cinq mois ? Difficile pour les buralistes en difficulté ».
• Questionnement sur la reprise confirmé par Philippe Glory, président de la chambre syndicale des buralistes de Loire-Atlantique (France Bleu Loire Océan) : « ces cigarettes ne nous appartiennent pas et les fournisseurs sont obligés de reprendre ce qui n’a pas été vendu au 31 décembre 2016. La crainte est plutôt côté trésorerie ».
• Adaptation forcée à Châteauroux, dans un reportage de La Nouvelle République : « Les paquets neutres, on ne reçoit que ça depuis le 20 novembre. Pour s’y retrouver, il faut être organisé et on ne change surtout pas les emplacements, pour conserver nos automatismes » témoigne la plus importante buraliste du département. « Dès le 1er janvier, on ne doit surtout plus mettre d’anciens paquets, ni de photos, même pour se repérer », rappelle-t-elle, « pour les nouvelles étiquettes, heureusement, ils ont fait un effort car il y a quelques couleurs distinctives. C’est un casse-tête pour nous mais aussi pour les clients qu’il faut parfois rassurer, orienter ».




