« Le paquet neutre perturbe considérablement notre mode de fonctionnement, on le savait, mais c’est pire que prévu … »
C’est ainsi que l’un de nos correspondants – buraliste de province et de toujours (voir Lmdt du 24 novembre) – nous résume ce qu’il vit au quotidien (voir Lmdt du 26 novembre). « … bien que nous nous y attendions et que nous nous sommes préparés en aménageant et en modifiant nos méthodes de travail ».
•• « Que ce soit à la livraison, où c’est toujours la galère car toutes les cartouches et paquets n’ont pas les mêmes indications au même endroit (voir Lmdt du 15 novembre).
Il nous faut prendre la cartouche, la retourner pour lire la désignation (le fabricant qui est particulièrement concerné nous laisse entendre que c’est lui qui respecte la directive). Alors qu’en adviendra-t-il si les autres fabricants doivent revoir leur copie dans les semaines qui viennent ?
Alors c’est grave, les technocrates du ministère de la Santé sont vraiment forts dans leurs réflexions poussées pour perturber (je reste poli) notre réseau.
•• « À la vente, c’est pareil, c’est maintenant que le client a perdu ses repères et nous posent des questions auxquelles nous sommes tenus de l’informer, il nous faut être vigilant pour ne pas se tromper.
« Surtout dans cette période de fêtes de fin d’année où nous avons une charge de travail plus importante, c’est beaucoup de temps de perdu.
Les parlementaires qui ont voté cette loi, nous devrions les inviter à venir passer un moment derrière le comptoir pour qu’ils se rendent compte ce que c’est de travailler dans de telles conditions dans sa propre affaire où nous avons tout investi et tout donné.
•• « Devant ce mur qui devient de plus en plus triste, de jour en jour, il nous faut garder le moral. Nous ne baissons pas les bras, c’est dans les gènes des buralistes.
Pour notre métier et nos clients, même avec le moral en berne, nous avons toujours le sourire et le petit mot sympa qui va bien ».




