
Le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives confirme la tendance entamée en 2022, avec des niveaux en baisse pour la plupart des substances psychoactives. Nous reprenons les éléments de la dépêche consacrée par l’AFP au sujet (voir le 26 février).
Si lever le coude reste « cool », rouler un pétard ou fumer une cigarette est de plus en plus ringard chez les jeunes. D’après la dernière édition de l’enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (Enclass), dirigée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), les jeunes Français consomment toujours moins de substances psychoactives. Mais si le rapport publié ce mercredi 25 février montre une éviction des drogues illégales, la consommation d’alcool en revanche progresse après une baisse marquée durant le Covid-19.
Près de 12 000 collégiens et lycéens ont participé à cette étude, menée en 2024 et qui montre que la plupart des niveaux d’usage de substances sont en baisse par rapport à l’enquête précédente, réalisée en 2022. En deux ans, l’expérimentation du cannabis a connu une baisse drastique, passant de 22,5 % à 16,1 %. Une tendance qui se confirme pour les autres substances illicites, telles que la cocaïne ou les drogues de synthèse, dont l’usage expérimental « a été divisé par deux et demi entre 2011 et 2024 », selon l’OFDT.
Chez les lycéens, cette proportion chute de 3,4 points avec 30,6 % à déclarer avoir testé la clope. « En près de quinze ans, notent les auteurs du rapport, l’expérimentation du tabac a été divisée par quatre chez les collégiens et par deux chez les lycéens, tandis que le tabagisme quotidien parmi ces derniers a été divisé par cinq ».
Une baisse à mettre en parallèle avec la diffusion de la cigarette électronique, qui « demeure importante » selon l’OFDT. Près d’un collégien sur cinq (19 %) et plus d’un lycéen sur quatre (25,3 %) ont ainsi déjà testé le vapotage.
Chez les lycéens, l’usage quotidien de la cigarette électronique (6,8 %) dépasse désormais celui du tabac (5,6 %). Ils n’étaient que 3,8 % à vapoter quotidiennement en 2022.
Quant à l’expérimentation de l’alcool, après une baisse continue entre 2010 et 2022 – et plus particulièrement entre 2018 et 2022 à cause de la pandémie de Covid-19 qui a « bouleversé les sociabilités adolescentes », note le rapport –, celle-ci est repartie à la hausse. La moitié des collégiens et sept lycéens sur dix déclarent désormais en avoir déjà consommé.




