Arguant du fait que la réglementation sur la PLV tabac serait mal respectée, particulièrement depuis l’augmentation de ce 15 juillet, le Comité national contre le Tabagisme lance une nouvelle campagne. Mais son objectif va bien au-delà du respect de la réglementation.
Il s’agit de revenir sur sa revendication d’une interdiction totale de la publicité sur le lieu de vente.
Ainsi, dans un communiqué qu’il vient d’émettre, le CNCT se prévaut d’être « missionné par le ministère de la Santé pour veiller à l’application de la législation de la prévention du tabagisme » pour engager « des constats de diverses infractions » chez des buralistes. De plus, le CNCT demande à la Confédération des buralistes « d’intervenir auprès de ses membres afin qu’ils cessent ces infractions dans les meilleurs délais » (ndlr : on notera que cette formulation invite à penser que les buralistes sont, à priori, tous en faute).
Puis, le communiqué évoque « une demande similaire aux quatre principaux fabricants de tabac en France » (ndlr : en dédaignant tous les autres opérateurs ?) « afin qu’ils procèdent au rappel de ces publicités interdites, faute de quoi l’association développera ses constats et les poursuites devant le tribunal correctionnel » (ndlr : qu’en termes choisis ces menaces sont dites !).
Et c’est dans un troisième temps que le CNCT précise que « les Douanes ont été prévenues de ces manquements graves des débitants de tabac à leurs obligations de préposés de l’administration ».
Toujours dans cette communication, le professeur Yves Martinet, président du CNCT, déclare : « il est grand temps de mettre un terme à ces pratiques totalement illicites » (ndlr : en se gardant toujours d’indiquer précisément lesquelles sur le plan strictement juridique) ; « elles contribuent fortement à ce que les gens continuent à fumer et en particulier les personnes issues de milieux défavorisés » (ndlr : sic).
En conclusion, le communiqué confirme le vrai motif de cette campagne : « aussi, le CNCT, au-delà de cette intervention ponctuelle, demande à ce que la publicité sur les lieux de vente soit totalement interdite, conformément aux engagements pris par la France au niveau international ».




