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22 Août 2025 | Trafic
 

Le procès de cinq prévenus, dont quatre épiciers impliqués dans un présumé trafic de contrebande de tabac organisé dans la cité Saint-Martin, à Montpellier, s’est déroulé ce 13 août devant le tribunal correctionnel, rappelle actu.fr / le Métropolitain (voir le 14 août).


Une audience fleuve avec un délibéré et un jugement rendus tard, dans la soirée. Tous ont été condamnés, les juges ayant quasiment suivi les réquisitions du magistrat du parquet : les peines prononcées vont de quatre mois avec sursis à 24 mois avec sursis probatoire de deux à trois ans.

Certains prévenus se voient une interdiction définitive de gérer un commerce ou une société, un autre à une interdiction d’exploiter un commerce pendant cinq ans, avec d’autres peines prononcées, comme une interdiction de paraître dans le quartier Saint-Martin et une obligation de rester en France jusqu’à l’exécution totale des condamnations. Les cinq hommes doivent également s’acquitter d’amendes qui s’étalent de 6 000 € à 17 000 €. Ils ont un délai de dix jours pour interjeter appel.

Au terme de plusieurs mois d’enquête discrète – planques, filatures, exploitation de la téléphonie, photos et vidéos – le Service local de police judiciaire – Slpj – de Montpellier avait mis un coup d’arrêt à un trafic fort bien structuré mis en place par des épiciers avec l’aide « d’une petite main » qui a écopé de 4 mois de sursis simple, se voyant notifier une interdiction de paraître dans la cité Saint-Martin.
Ce quartier, gangréné également par le trafic de drogue, a été le théâtre de fusillades et de blessés par arme blanche.

Face à cette montée de la délinquance et de la criminalité, le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lau, a signé (voir 12 septembre 2022) une convention avec les professionnels du tabac – les buralistes – qui dénoncent depuis ces derniers mois l’existence de ces ventes illégales dans des commerces, dont des épiceries de nuit, et une concurrence déloyale très importante.

La Préfecture, les services de Police – nationale et municipale – et des Douanes continuent de lutter contre ces trafics avec des contrôles réguliers, des investigations plus longues et avec arrêtés de fermeture pouvant aller jusqu’à six mois en cas de récidive.